Le 19 mars, comme c'est un jeudi, la sortie est gérée par la RAJ, toutes les infos sont sur le blog de la RAJ, cliquez ici
ASTA RAM
Le blog des randonneurs de MARDI MONTAGNE
SORTIE DU JEUDI 12 MARS 2026 : Chartreuse - De La Palud (Chapareillan) à Fort Barraux
Texte et photos de François Gilanton (voir toutes ses photos du jour ICI)
Le fort Barraux, situé
sur la commune de Barraux en Isère,
constitue l'un des plus anciens forts bastionnés des Alpes encore
en l'état. La construction de ce fort, alors appelé fort de Saint-Barthélémy,
est commencée le 24 août 1597 par le duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier pour
défendre l'entrée de la Combe de Savoie et l'accès à Chambéry contre des
attaques françaises venant de la vallée du Grésivaudan.
Celle-ci fait suite à la bataille de Pontcharra du 17
septembre 1591 lors de laquelle l'armée française commandée par Lesdiguières bat
l'armée du duc de Savoie Charles-Emmanuel. Malgré tout, la Savoie commence la
construction d'un fort bastionné sur les terres du royaume
de France dont l'achèvement est attendu par Henri
IV. Les troupes de Lesdiguières réussissent, le 15 mars 1598 et grâce
à un stratagème, à prendre le contrôle du fort dont la construction est tout
juste achevée. Le fort subit plusieurs modifications au cours du XVIIe siècle
avant d'être profondément remanié par Vauban de
1692 à 1698
Le fort a joué le rôle de
prison, notamment pendant la Révolution française et
pendant les deux guerres
mondiales. Le fort Barraux devient un des
principaux centres de séjour surveillé (CSS) du régime de Vichy pour la zone
sud entre 1940 et 1944. De 1940 à octobre 1942, le camp est spécialement
réservé aux internés politiques. D'octobre 1942 à juin 1944 il
devient un camp pour « repris de justices et souteneurs ».
Lors de ces deux périodes,
bien qu’étant successivement spécialisé dans l’internement des politiques puis
des droits-communs, le camp continue à « accueillir » des internés
issus des autres catégories (des droits-communs, des « marché
noir », des Juifs en transit). Des familles
juives étrangères y sont internées en août 1942 à la suite des rafles
organisées par le régime de Vichy, certains d'entre eux sont transférés à
Drancy puis déportés à Auschwitz. Ainsi plus de 4 000 personnes sont internées entre
1940 et 1944. Les derniers internés du CSS (des droits-communs) sont déportés
par les Allemands en juin 1944.
À la Libération, le fort
Barraux est à nouveau dévolu à l'internement. Ces internés sont principalement
des travailleurs volontaires de retour d'Allemagne, des suspects de
collaboration avec l'Allemagne et des « marché noir ». À la fin de
la Seconde Guerre mondiale,
environ 800 soldats allemands sont incarcérés au fort Barraux. Une
centaine d'entre eux meurent dans les premiers mois des suites d'un difficile
voyage, leurs corps sont enterrés à proximité du fort.
Désaffecté en 1985, le fort
Barraux est inscrit monument historique le 11
octobre 1988. Aujourd'hui, le fort, entretenu par la commune, sert pour
diverses occasions privées tels que des mariages ou galas et publiques tels que
des concerts. De plus, des visites guidées sont organisées régulièrement de mai
à septembre.
Photos de Bernard Misandeau (voir toutes ses photos du jour ICI)
Photos de Gérard Ducey
LA GAZETTE DE MARS 2026 EST SUR LE BLOG !
Vous pouvez télécharger la gazette de Mars en cliquant sur ce lien ici ou la retrouver dans la page "PROGRAMMES" ci-dessus.
SORTIE BEAUJOLAIS DU JEUDI 19 MARS : OUVERTURE DES INSCRIPTIONS
La traditionnelle "sortie Beaujolais" aura lieu le jeudi 19 mars 2026.
Après la randonnée du matin vous serez accueillis au restaurant "Le relais du Beaujolais" où vous attendra un repas composé d'un buffet des entrées, d'un large choix de plats du jour et de desserts. Kir et Beaujolais à volonté inclus.
Départ MC2: 7 h - Arrêt intermédiaire à Saint Égrève
Coût: 20€ (car) + 19,50€ (repas). Le montant sera prélevé sur le compte adhérent.
Pour vous inscrire: cliquez ici et remplissez le framadate!
SORTIE DU MARDI 24 FEVRIER EN CHARTREUSE : La Bridoire, belvédère du Grand Bec, cascade du Rondelet
Texte et photos Anne Marie de Contes
Comme un air
de printemps
C'est
jeudi ? Non c'est mardi... Jeudi maudit ? Mardi ensoleillé ? A
voir... Le soleil est bien présent jusqu'à ce qu'un brouillard inquiétant nous
enveloppe avant l'arrivée à la Bridoire. Ce n'est pas possible, le soleil
vaincra, il suffit de monter pour le retrouver,
abandonner le brouillard qui se transformera bientôt en mer de nuages.
La vue du Belvédère du Grand Bec est un peu compromise mais les sommets de
Chartreuse qui émergent sont autant de surprises à découvrir : Grand Som,
Chamechaude, Charmant Som, Grande Sure...
Le sentier est
accueillant entre sous-bois et prairies. Malgré les pluies abondantes, la terre
n'est pas trop humide, à part quelques passages boueux, histoire d'avoir à
nettoyer les chaussures.
Nous sommes
sur le circuit de la Vache et du Follaton, petit être légendaire qui, jadis,
avait la réputation de protéger les habitants.
Nous ne
l'avons pas rencontré, ni Perrette et son pot au lait mais de nombreux bidons
de lait colorés ou disposés de curieuse façon.
Les oiseaux
chantent gaiement, le pic épeiche est moins gracieux avec son
«tambourinage » sur le tronc des arbres. Mais il semblerait que ce soit
pour la bonne cause, la recherche d'une partenaire !
Et puis les
premières fleurs printanières, quel bonheur ! Les véroniques très
nombreuses, les violettes plus rares, les perce neiges à ne pas confondre avec
les nivéoles de printemps, les scilles Bifolia et bien sûr les jonquilles,
teinte jaune au milieu d'un pré, où quelques vaches dégustent l'herbe fraîche.
Puis un cheval blanc solitaire avec une tente pour abri !
Doux paysages,
villages paisibles, à part quelques chiens aboyeurs. Même le beau coq est
discret malgré sa cour, des poules aussi belles.
Les bois nous
réservent quelques surprises sous la forme de troncs difficilement
franchissables. Mais ça passe... ou demande un petit détour L'essentiel est
d'arriver aux cascades du Rondelet et des Ecrevisses. Modestes en grandeur,
elles sont curieusement insérées entre rochers et arbres moussus aux allures
fantômatiques. Un beau spectacle !
Nous
rejoignons La Bridoire, en gardant le souvenir d'une jolie randonnée tranquille
dans une ambiance très conviviale. Et sous un soleil généreux !
Merci à Denis
notre organisateur, à Gilbert notre animateur attentionné.

































