28/10/2025 : Vercors Sud - Pré de 5 Sous, col des Marchands

Texte et photos de Vincent COMPARATO

Nous arrivons au départ prévu Beauregard = 440m. Mais J.P. Blanc, pour nous épargner une marche sur la route, demande à Okba de poursuivre 800m plus loin. L’étroitesse de cette minuscule route nous a rendus soudainement plus attentifs, c’était à se demander si sur les bas-côtés les roues du car étaient encore sur le bitume tout en espérant qu’aucun véhicule ne viendrait en sens opposé. Ouf ! Tout se déroula pour le mieux et nous aboutissons dans la cour du propriétaire.
Alors que nous endossions nos sacs à dos, Okba avec le sourire inscrit sur son visage, nous fait part d’une réflexion du maître des lieux.
-          Le propriétaire m’a dit que les précédents marcheurs ont cogné leurs chaussures boueuses sur son mur. Je lui ai répondu qu’il ne fallait pas qu’il s’inquiète car nous ne reviendrons pas et que je vais repartir tout de suite.
Effectivement c’est une traversée de Beauregard à Hostun. Une fois de plus les dieux de la météo nous sont propices et nous accueillent dans une ambiance des plus favorable avec une humidité marquante qui nous donne l’impression d’avoir une loupe devant les yeux tant les paysages sont d’une limpidité remarquable, éclairés par ces doux rayons matinaux dans un calme sans la moindre brise.
Pour le G4 l’ascension sera uniquement matinale. Le chemin est dégagé, le regard porte loin, les photos seront belles, et au sortir des bois le soleil vient nous réchauffer en arrivant au « Col des Marchands » à =954m puis, un peu plus loin, le « Col des Cordeliers » 5km à =987m l’essentiel de l’effort est fait – [alors que le G3 poursuivra en aller/retour vers « Pré des Fourmis » 1km à =1130m]. Puis en poursuivant rigoureusement le parcours le tracé nous mène dans les broussailles avec une pente descendante qui s’accentue. La progression n’est plus possible et le choix est fait de rebrousser chemin. Jusqu’à la bifurcation où nous prendrons le « GRP tour des Monts du Martin » qui passe par la source de « la Chardonnière ». Tout proche se trouve une prairie ensoleillée qui ouvre ses bras et nous accueille pour le repas. Nous y sommes merveilleusement bien au point que le redémarrage s’en trouve laborieux. Nous poursuivons. À l’approche du village de somptueuses bâtisses en pierres ponctuent notre chemin en nous démontrant qu’il fait bon vivre à Saint-Martin-d’Hostun et arrivons directement sur l’église romane classée inscrite à l’inventaire des monuments historique et qui a conservé son chœur du XIIIᵉ siècle.
 
Présenté comme une dégénérescence de l’existence, érigé en coutume funéraire pour honorer les défunts, l’automne s’affiche comme un déclin irréversible de la création. Le poème de Paul Verlaine « Les sanglots longs Des violons De l'automne… », sublimé dans une musicalité mélancolique, imprime une trace éplorée sur cette saison en la rendant d’une tristesse magistralement accablante et la marque comme un symbole funeste d’une vie qui s’étiole.
 
Pour nous, randonneurs, l’automne nous dévoile une toute autre vision, celle qui émerveille, celle partisane de la beauté, celle qui nous sort du lit et nous ouvre les yeux, le Beauregard. Cette forêt dense, dans laquelle nous avons cheminé, est bien portante. Les frênes multi centenaires, tourmentés par des épisodes violents dont l’arborescence ample et généreuse se dresse fièrement vers le ciel, nous séduisent en nous démontrant que cette saison est un véritable enchantement, une explosion de couleurs. Son arborescente robe dispersée et étalée en tapis multicolore que nos pas piétinent avec prudence, cette passagère décrépitude, ce déshabillage saisonnier qui se répand partout ailleurs et sur les sentiers, est l’espoir d’une fertilité prometteuse, un dépouillement épisodique aux couleurs chatoyantes.
 
Il me reste à exprimer mes remerciements, ma reconnaissance pour les efforts consentis par tous ceux qui œuvrent au bon déroulement de la sortie et qui méritent que chacun des participants – ne se soit pas inscrit comme consommateur payeur mais - soient des personnes engagées prêtes à aider. Aider peut simplement consister à minima : Comprendre, Appliquer, Défendre les règles qui ont été mises en place pour principalement assurer la sécurité de tous et Faciliter la mission des bénévoles et des animateurs en toute convivialité. 







Photos de Jean-Claude DALBAN






Photo de Roland CALVAS


Photos de Patrice AMIEL (toutes les photos sont ici)







21/10/2025 : ANNULATION

 Rando n° 2543,  organisée par  Gilles MACHIN, avec Edouard DISDICHIAN, Jean-Jacques DELATTRE, Adrien BERTON


ANNULATION ! Le plan B est annulé pour cause de météo défavorable...

14/10/2025 : Dévoluy - Plateau de Bure - col de Rabou

Texte et photos d' Edouard DISDICHIAN

Aujourd’hui, Il y avait toutes les conditions, une belle journée, ciel bleu, les belles lumières et couleurs de l’automne, une montée sélective à l’Observatoire du Plateau de Bure, et ses antennes de la guerre des Étoiles, de trouver Luke Skywalker, croiser le Jedi Obi-Wan Kenobi, la Princesse Leia, le metteur en scène George Lucas remplacé par Mohamed, mais j’ai rencontré Dark Vador et son vilain masque.

Je regardais devant, derrière, de maintenir une cohésion et une ambiance, mais je n’étais que l’empêcheur de faire comme j’ai envie de faire, ce n’était que remarques envers les uns et les autres.

Gardons espoir, le problème de santé de l’une d’entre nous, bien malgré elle, a permis de retrouver de l’unité et de la solidarité que j’ai appréciée sur la fin, mais que ce fut difficile et pénible.
Encore aujourd’hui, je suis encore déçu et triste.
Merci à Mohamed pour cette randonnée et au délicieux dessert préparé par son épouse.
Merci à ceux qui sont restés avec moi.






Photos de Bernard VALENTIN




Photos de Bernard MISANDEAU (toutes les photos sont ici)







Photos de Roland CALVAS




Photos de Viviane BREUILLARD






Photos de Patrice AMIEL (toutes les photos sont ici)








07/10/2025 : BELLEDONNE – Cime et lac du Sambuis – lac de la Croix - le Carrelet - lac de la Combe

Texte et photos de Vincent COMPARATO

Ce fut tout d’abord la route en direction du Glandon qu’il a fallu grimper en car. L'ascension, autant pour le conducteur que pour la randonnée qui nous attend, on ne s’y promène pas, on la gagne. Quant à notre conducteur Pascal, qui a dû véritablement affronter cette impressionnante montée aux multiples virages en épingles l’obligeant à jouer des coudes sans se lasser pour embrasser les lacets avec virtuosité, ce fut une épreuve.

Arrivés au col l’atmosphère fraîche, tonifiante, nous désengourdit en nous plongeant dans ce décor circulaire, limpide, d’une splendeur immaculée où l’air pur, vivifiant réveille nos corps les rendant prompts à entamer notre parcours.

Longeant le parc clôturé dépourvu de moutons qui sont, en cette période de transhumance, descendus dans la vallée, nous abordons une étroite sente terreuse serpentant le flan des pâturages. Plus loin le sentier abrupt devient rocailleux et parsemé d’obstacles rocheux comme cet imposant menhir couché, posé en travers du chemin. C’est une chance que d’avoir cette ambiance ensoleillée où pas un seul nuage vient troubler notre regard qui peut sans difficulté atteindre les plus lointains sommés avec une clarté sans voile.

La pente se fait rude, elle nous oblige à soutenir notre effort. Nous sommes deux à avoir épuisé nos ressources. Là, à 2380m nous sommes arrivés à la bifurcation où le G1 va poursuivre l’ascension dans une pente qui va dépasser les 40° - bravo à nos athlètes - pour atteindre la Cime du Sambuis 354m plus haut à 2734m. Alors avec Annick nous poursuivrons notre chemin avec le G2 vers le Lac du Sambuis 60m plus haut où, sur la berge en herbe, nous prenons notre repas agrémenté par la clémence d’un généreux soleil d’automne, en cette altitude 2440m.

Direction le Lac de la Croix. Pas de sentier, pas de chemin tracé mais la direction est à découvert. Pas d'ambiguïté pour rejoindre le Lac, le point de ralliement est à vue, et nous déboucherons sur le Lac après avoir traversé ce vallon. Si la direction à prendre est simple, le parcours ne l’est guère, il est très chaotique. Tout aussi charmant, les lacs du Sambuis et de la Croix ont mérité la grimpette. Qu’il est bon d’avoir le privilège de se retrouver en ces lieux mirifiques où le temps semble suspendu, la nature une promesse renouvelée, le cadeau d’un moment particulier en liaison directe avec notre hôte, la terre.

Nous avons eu les généreuses récompenses que la montagne nous a offertes et il nous faut la quitter en prenant conscience que l’on nous attend en bas et que vraisemblablement nous ne parviendrons pas à respecter le délai imparti car la descente par des rochers en blocs, le ruissellement du torrent du Glandon par lequel notre trajectoire passe, équilibre et concentration qu’il va falloir maîtriser, s’avère également compliquée et va rendre l’opération sérieuse et appliquée.

La puissance et la gloire d’avoir accompli la randonnée de ce GLANDON exalté par cyclistes nous vient de droit pour nous aussi cela n’a pas été une mince affaire.

Qu’on se le dise à l’ASTA nul n’est GLANDEUR !








Photos de Josette MISANDEAU (toutes les photos sont ici)







Photos de Robert SELBMANN


Photo d' Alain AMICO

Photos de Viviane BREUILLARD






Photos de Patrice AMIEL (toutes les photos sont ici)