18/02/2020 : Chartreuse - Du col Bayard au col de la Placette

Texte de Gisèle Rigal (groupe 4)
On prend la direction de la Chartreuse. Jean Pierre le conducteur nous amène à la Croix Bayard et Georges viendra nous chercher au Col de la Placette. Aujourd’hui on randonne dans le coin, au-dessus de Voiron, Voreppe, Coublevie, Saint Joseph de Rivière...Le beau temps est annoncé, le soleil monte dans le ciel, le monde nous appartient, le chemin aussi. Le car nous dépose, on traverse la route et on prend un chemin asphalté pas désagréable du tout jusqu’au Mollard qu’on contourne, on bifurque à Griment, on vise Barthelon et après l’avoir dépassé on dédaigne Château-Feuillet pour entrer dans le Bois des Chartreux. Le terrain est presque plat pendant pratiquement trois kilomètres. Après ça se corse un peu avec la montée. Vous croyez qu’on ne peut plus parler, et bien il nous en faudrait plus pour nous faire taire...mais, arrivés au bord d’un parapet, sans arbre, le groupe comme un seul homme décide que c’est là qu’on s’arrête. Pour boire, se sustenter, respirer. Moi j’aurais voulu mettre le paquet pour atteindre Champ Civet et un pré que j’imagine ensoleillé. Après cette halte on ne halète plus quand on reprend la marche, on se redresse, on serait prêt à courir si l’on pouvait, mais on s’y remet distraitement, paisiblement, en amicale compagnie dans la combe peuplée d’arbres et de mousse sous le ciel en train de s’argenter, et du soleil qui décoche des flèches bien pâlichonnes encore. On laisse Cossert de Gilles et enfin on sort des bois. On a fait cinq kilomètres quand on traverse le Grand Mollard où on voudrait trouver le printemps, le surgissement des couleurs, le rose insaisissable, jailli, suspendu. Pour le moment tout est à l’abri, derrière les barrières, les braises éteintes, l’aube des bois. Comme il est étonnant que cela doive se changer bientôt en fruits ronds. Au Grand Ratz on s’intéresse au chemin du retour qui repasse par là et après l’avoir reconnu on s’élance pour une belle et rude montée à travers Grand Bois, froid. On ne traîne pas et au bout d’un moment on atteint Roche Brune où on trouve Robert et son groupe, les autres ne vont pas tarder. Pique-nique pour tout le monde sauf Ange et les siens. On ne peut pas aller plus loin ou alors il faudrait voler au-dessus de Voreppe et la vallée. On se restaure, on prend le soleil, on prend le temps puis Il faut repartir et dès les premiers pas se hâter dans la descente glissante pour nous réchauffer car on a laissé le soleil là-haut et on a beau tendre les mains et le corps à quelques rayons ils ne restent pas très chauds. On vise le Grand Ratz, dépassé on se trouve sur un chemin bucolique qui rend les marcheurs mélancoliques. Qui a commencé. Qui a osé allumer son smartphone et mis de la musique ? On se croirait dans le tram sauf que la musique n’est pas la même...Frou-frou...On laisse le Pellet, on passe à l’Ayat, on rejoint le Col de la Placette. Arrêt bistrot, en terrasse, emmitouflés et heureux.  Quelle belle journée.
Merci Denise, merci Jo et merci à tous les copains filles et garçons.

Photo de Marie-Claude Escoffier – Groupe 2
Premières fleurs
Photo de Jean-Jacques Saharoff – Groupe 3
Groupe 3
Photo de Christian Ceuninck – Groupe 4
Pique-nique groupes 1 et 4
Photos de Robert Selbmann – Groupe 1

Groupe 1 à Roche Brune


Photos de Patrice Amiel – Groupe 2



Photos de Josette Misandeau (groupe 3) - Voir toutes ses photos du jour ICI
Groupe 4

Groupe 3

Groupe 3 à Roche Brune

Pommiers de la Placette

11/02/2020 : Haute-Savoie - Compostelle étape 3

Texte de Gisèle Rigal (groupe 4)
Chemin de Compostelle, étape 3
Départ de Chaumont, 10 h 20. Un peu tard, en moins de deux on est prêt à partir à la recherche du chemin de Compostelle, en descendant une rue dans le village on le trouve rapidement. Impossible de se perdre tant il y a de balisages. Les panneaux descriptifs. Les portions de sentiers de grandes randonnées repérables grâce au balisage rouge et blanc de la FFRandonnée. La coquille Saint Jacques jaune stylisée sur fond bleu. Non seulement elle nous indique que l’on est sur le chemin mais aussi la direction à prendre. Alors quand en plus on a un animateur il nous reste à nous marcheur qu’à lever le pied, puis l’autre. Et le poser, on n’est pas des cigognes à se tenir debout d’un pied…
On prend plein « est » et le GR 965 au-dessous ou au-dessus des vignes d’abord Vers Rosset puis Collonges. Notre regard s’attarde sur un grand domaine, une ferme-château qu’on contourne et qui déclenche chez nos trois compères du jour les souvenirs de la Der-des-Ders revus et corrigés maintes fois. Tout ça pour dire qu’ils prennent leur temps. Après avoir délaissé Hutin on arrive à Frangy où la « pause s’impose ». Après avoir parlé de la pluie et du beau temps et surtout de la pluie absente, on repart, on traverse Frangy vers l’Ouest, et le torrent des Usses en prenant l’ancien pont. On redouble de prudence à Grand-Pont où on avance à la queue-leu-leu. Cette fois on monte le long de la route ou à travers les prés jusqu’à Champagne. L’ancien lavoir et la fontaine ne sont pas au goût du groupe. Moi, il n’y a pas moyen de faire autrement j’entends, je vois celles qui ne sont plus là. On ripe les galoches aux Rippes, on vise le « sud » les Colliards et Tagny d’en Haut. Jacques se souvient parfaitement de la grimpette, de certains passages et annonce Vannecy. On commence à entendre des « quand est-ce qu’on mange, c’est quand qu’on s’arrête » qui redoublent quand on croise Michelle et son groupe bien à l’abri en train de casse-croûter. A notre tour on trouve un abri et serrés les uns contre les autres on se remplit l’estomac et les yeux devant le paysage, fleurettes primevères qui disent la fin de l’hiver. Peut-être. Desingy, Pelly, Champ des Filles, Moucherin. Petite halte après le pont au-dessus du ruisseau des Findreuses puis direction Vers le Moulin. Au Bois du Mont on a failli rater le sentier, on trouve que les coquilles sont de plus en plus petites et la terre de plus en plus basse...et à Curty une petite hésitation...allez on se reprend pour aller Chez Cudet et c’est comme ça qu’on arrive au carrefour Des Côtes d’en haut, d’en Bas. On n’est pas allé jusqu’à Seyssel dans l’Ain, on est resté en Haute-Savoie.
On a marché tranquillement sans réfléchir au pas que l’on a fait. On ne croit pas que ce soient les pas de l’habitude, on a gravi quelques montées. On a fait un pas, puis deux, puis un plus haut que l’autre et parfois on a dû lever la tête à cause d’une ornière, et c’est comme ça qu’on a fait à peu près la distance prévue…sans pluie sauf la dernière heure où elle est venue nous chatouiller.
Bravo les copains.

Merci Jacques

Photos de Gérard Ducey – Groupe 1-2




Photos de Jean-Jacques Saharoff – Groupe 3


Photos de Josette Misandeau (groupe 4) - Voir toutes ses photos du jour ICI