11/06/2024 : Devoluy-Gapençais – La Roche des Arnauds – Tête de la Clappe – Vente Cul - Rabou

Texte et photos d' Anne-Marie de Contes

Soleil, Soleil
Enfin l'astre solaire a daigné nous accompagner le long de cette magnifique randonnée. Certains n'y croyaient plus et n'ont prévu ni lunettes de soleil, ni crème solaire, gare aux coups de soleil !
Dès que nous empruntons le sentier déjà pentu, nous sentons le sud et ses parfums, la forte odeur du thym. Les genêts décorent les pentes en jaune.
Nous aurons le bonheur d'admirer les fleurs aussi belles que nombreuses jusqu'au sommet. Entre autres, les jolies tulipes de montagne, le cadeau d'un bouquet de gentianes blotties entre les rochers, des orchis...
Aujourd'hui, la terre est sèche, ouf ! Mais le cailloutis n'est pas toujours confortable.
Objectif : La Tête de Clappe (2021m) qui ne va pas se laisser si facilement apprivoiser.
La montée est de plus en plus soutenue, sur un sentier devenu improbable, il faut trouver le meilleur chemin entre les pierres et l'herbe et pas question de faire un faux pas car nous sommes sur une crête surplombant la vallée du Petit Buëch. Si vous avez le vertige, vaut mieux vous abstenir !
Des grands cairns, dont les plaques empilées sont parfois instables, jalonnent notre parcours. Plus haut, le panorama s'élargit en beauté sur les Préalpes provençales.
Au Col de Garcinel, un vent du Nord un peu frais nous incite pour pique-niquer à nous replier dans la forêt, où des troncs d'arbres sont bien accueillants.
Encore une rampe plutôt raide et toujours sans sentier, un dernier effort et voilà la Tête de Clappe et son magnifique belvédère qui offre une vue imprenable.
L'impressionnant Pic de Bure nous dévoile sa face Est.
Mauvais présage, de gros nuages menaçants s'accumulent, mais en fait, le soleil et le ciel bleu seront vainqueurs. Les nuages, d'ailleurs peu inquiétants attendrons que nous soyons dans le car, sur le chemin du retour.
La descente sur la Roche des Arnauds est presque reposante, juste quelques dérapages sur les cailloux ou sur les herbes qui, par chance, ne sont pas mouillées ! Avec des zig des zag et d'imposantes marches en pierre.
Nous attendons le groupe 4 en retard, dommage pas de bar à l'horizon !
Merci à notre organisateur Adrien Berton et à notre animateur attentif Jean Pierre Blanc.






Photos de Michel Derenne




Photos de Patrice Amiel (Voir toutes ses photos du jour ICI)







04/06/2024 : Savoie - Lac de la Thuile - pointe de la Galoppaz

Texte de Nora Villiot
Ce matin j'ai mis ma brassière à l'envers, et que présage cet acte, DES SURPRISES.
L'équipe à Robert a été servie. La belle matinée que voilà, tous à MC2, voiture de Robert en dépannage, succès pour cette sortie. Le car se remplit, et la voiture aussi, trois prennent place et hop en route vers les Bauges. Le temps semble serein, la balade ne se fera pas sous la pluie, miracle. A l'aise blaise, discussion animée et amicale. On se félicite d'arriver avant le car, et avoir le temps de se détendre autour d'un café. Lucienne JPS semble mener à bien le parcours. Aucune remontrance du type faites demi tour,  ou prenez à droite, tranquille. Tout d'un coup devant nos yeux écarquillés s'affiche ANNECY, mais on ne va pas faire du bateau, Lucienne de JPS réveille toi. Oh la tuile, on a devancé la fête de PIOLE c'est la révolution, la fronde est là, le gps s'affole, silence dans l'habitacle, les heures s'égrènent, j'enrage ma balade, je veux ma balade.
Enfin l'homme de la situation dans son calme olympien, se met à chercher sur le blog l'adresse exacte. Deux heures  nous séparent de nos camarades du car. C'est pas grave faisons demi tour annonce notre chauffeur, tout va bien insiste t il. Comme par magie on retrouve le car et son chauffeur, délivré, libéré de toute angoisse.
Nous voilà parti à la rencontre des sommets, enfin  des tous petits sommets.
Notre Hélène de troie se lance à corps perdu dans l'escalade de cette rencontre de la Thuile.
Ha,  je vous entends devant votre écran rouspéter envers ma personne. Mais que dit-elle ce n'est pas la même période. Hé bien justement, à ce titre notre Hélène après un long sommeil vient de faire un grand écart entre la mythologie et la thuile, et c'est à ce titre que nous l'acclamons pour cette belle performance, boueuse mais glorieuse.
Mais je ne ferais pas ça tous les jours.

Photos de Patrice Amiel (Voir toutes ses photos du jour ICI)






Texte et photos d' Edouard Disdichian
Ce matin, direction La Thuile, au cœur des Bauges . C'est bizarre, aucune allusion malheureuse, ironique , ou à risque, rien avec ce nom, c'est peut-être le H qui
cache tout. Bref, tout va  bien, le car est plein, il y a une voiture en plus, la météo prévoit d'éventuels orages en fin d'après-midi, mais on sera de retour bien avant, on marche bien nous.
Bon, tout va bien, mais déjà quelques signes avant-coureurs, le car coince dans un virage, marche arrière, marche avant, super Pascal maîtrise mais il faut trouver une autre route, plus longue bien sur.
Malgré le contre-temps, nous sommes bien à La Thuile, bon encore des manœuvres inédites pour stationner, et nous voilà partis, tout plein d'envie et d'espoir. Nous apprenons que la voiture en plus est perdue de vue, doit-on lancer un avis de recherche? 
Le passage dans la foret en bas se passe sans problème, le terrain est bien humide quand même, mais ça va.
Je  remarque sur les cotés dans les herbes, beaucoup de toiles d'araignées, très étonnant, peut-être que Halloween se fournit ici. 
Après le col de Marrocaz, commence la montée vers la Gallopaz. Le brouillard est bien présent, sera t-il encore la haut ? par contre, en bas, ça commence à coller aux chaussures et ça glisse en montée. Plus on monte, plus ça devient super glue ! , et là, plouf, de la  boue jusqu'en haut de la chaussure ! On y est presque, encore une rampe à passer, on se fait une chaîne et des bras forts pour accéder enfin à la prairie sous la Pointe de la Gallopaz, qui est dans une écharpe de brouillard et une nuée d'insectes volants. Enfin, nous voilà entourés de gentianes d'un beau bleu. La descente commence dans un alpage couvert de narcisses, magnifiques mais lointaines hélas pour une belle photo. Plus bas nous retrouvons la glaise collante et glissante, j'en connais un qui grogne, et les chaussures vont finir par porter plainte contre se traitement déplorable. C'est presque le retour, la piste puis route permet un soulagement bien mérité.
Tout est la bien là, au car, après ce périple Thuilo- Bauginesque !




Texte et photos d' Anne-Marie de Contes
La boue, la boue, la boue…
Pour une fois le temps est conforme aux prévisions, le brouillard nous enveloppe et gâche le paysage. Mais nous sommes optimistes, le soleil viendra c'est certain ! C'est une autre surprise qui nous attend…
Le chemin devient une piste gadouilleuse, on s'enfonce, ça glisse, ça colle aux chaussures. Bientôt, les bas de pantalons, parfois plus, prennent la couleur de la boue... Quelques glissades sans conséquences, prêtant juste à rire et à tartiner de boue nos pantalons.
La boue, la boue, la boue qui ne veut pas nous lâcher, ni le brouillard.
Parfois un coin de ciel bleu, un soleil qui tente en vain de se montrer.
Seulement la forêt, la boue désespérante…
Jean-Pierre garde le sourire. Timidement, nous lui suggérons de refaire la randonnée par temps sec !
Nous sortons enfin de la forêt, le soleil plus généreux a séché la terre.
Nous savourons la récompense, des fleurs à foison, festival de couleurs,
Le jaune des boutons d'or et des renoncules…
Des champs de narcisse infinis…
Les gentianes qui s'ouvrent timidement et laissent entrevoir leur bleu profond. Surprise, un pied de myosotis, un autre bleu.
Et tant d'autres fleurs…
Pique nique au pied de la Pointe de la Gallopaz, encore emballée dans le brouillard, après avoir croisé des insectes volants, inconnus mais très désagréables.
En descendant dans les prés, encore de la boue traitresse cachée sous l'herbe.
En traversant de gentils ruisseaux, dont l'un arrosé par une belle cascade, nous tentons de nettoyer nos chaussures, pour les salir de nouveau très vite.
La randonnée se prolongera à la maison pour nettoyer chaussures et pantalons !
Décidemment les Bauges ne nous portent pas chance : Nous avons eu « Kho Lanta », la pluie et aujourd'hui la boue, avec en prime un malaise (groupe 1) une chute sérieuse (groupe 3) et une voiture en perdition…
MERCI à JEAN-PIERRE, organisateur et animateur pour cette belle randonnée...
En oubliant la boue, en nous souvenant de son sourire, de la convivialité et de la solidarité du groupe !

Boue et brouillard

Groupe 1 : on grimpe dans la boue

Groupe 1 parmi les fleurs

Groupe 1 : pique-nique

Vaches dans le brouillard

Dessin de  Bernard Misandeau


Photos de Bernard Misandeau (Voir toutes ses photos du  jour ICI)






Photos de Gérard Ducey