26/01/2021 : Chartreuse - Du col de la Placette à St Laurent du Pont

Texte de Gisèle Rigal

Il a plu la veille. Jean et Jean-Jacques ont même aperçu des flocons. Ce matin, on est heureux, la pluie est aux abonnés absents.

Par contre on devient un peu inquiét quand le car de Guillaume prend de la hauteur. Au dessus de Voreppe, les paysages apparaissent soudain saupoudrés de neige.
Col de la Placette. On est là. Tâtonnants, on cherche le chemin du bout des pieds. Le froid nous tient. Ce n’est plus la nuit mais tout ce qui nous entoure est nocturne. Les ombres et les lumières. Du rose, du bleu et les nuances de tous les gris. La gelée prend nos doigts, les engourdis. On cherche autour de nous les paysages, battant des bras, on se retourne. On marche, on avance, on va. Elle est serrée la route. Il n’est pas large le sentier. Le bonheur nous porte.
Les Perrières. Le Saquet. Saint-Julien-de-Ratz. Les Grollets. C’est un peu plus loin qu’on s’est mouillé les pieds dans le Rau de Forent. Le sentier transformé en bourbier s’enfonce dans la forêt. On entend au loin le bruit des scies, les moteurs, la masse, la cognée des bûcherons. Ils abattent les arbres, ils scient le bois, ils trainent avec leurs engins monstrueux les troncs. L’écho des arbres renversés sonne de plus en plus près, la tronçonneuse brise les branches. On est passé mais on a eu chaud !!!
La Sirandière et Saint Robert. Au bord du chemin, au bout de l’herbe il y a l’eau de la rivière du Merdaret et le bleu du ciel d’hiver et le ruissellement de la lumière. On décide que c’est là, dans ce pré qu’on va pique-niquer. On a tenu trois quart d’heure  quand enfin on décide d’y aller. Diable, malgré le soleil il fait frisquet !!!! A deux pas, au carrefour, on prend le canal qui longe les Tourbières de l’Herretang. Au bout de 2 km, même si on n’en a pas très envie on le quitte pour se diriger vers Saint-Laurent-du-Pont. Il faut bien rentrer. Sur la place du 19 mars 1962 on retrouve tous les copains, qu’ils soient du mardi ou du jeudi, de la Douce ou de la Montagne ou de l’Alpine, ils ont l’air tous contents. 
Merci  Edouard, merci Jean Jacques

Photos de Marie-Chantal Arnaud-Goddet  




Photos de Josette Misandeau 





21/01/2021 : Belledonne - Saint-Maximin et tour d'Avalon

Photos de Josette Misandeau




Photos de Patrice Amiel



12/01/2021 : Nord-Isère - Les sources de la Bourbre

Texte de Gisèle Rigal

La Bourbre

Lieu de naissance Burcin à deux pas d’Oyeu au lieu-dit la Potière, à 495 m d’altitude, à la limite de Genevray où nous sommes passés.
La Bourbre, on a à peine remarqué qu’elle a du pot,  qu’elle n’a pas l’air de s’faire du mourron et qu’elle se la coule douce.
Comme nous ?
Sans sortir de son lit, presque, elle bouillonne de joie, transpire, s’ébroue mais sans s’faire mousser. Elle part tranquille, elle va vers la mer.
Comme nous, mais nous on fera juste une boucle.
Elle se promène, tout au long des forêts, des près, et la brume, et le givre et la neige emmêlés.
Comme nous.
La Bourbe, qui oserait la regarder de travers parce qu’elle ne court pas vite ?
Elle s’en balance de toute manière si les commères parlent par derrière elle, elle a décidé d’y aller, mais coule.
Comme nous.
Bravo, surtout au groupe 4 des adhérents de mardi ou de jeudi d’avoir avalé tous les kilomètres de cette si jolie randonnée.

Photos de Marie-Chantal Arnaud-Goddet


Photos de Patrice Amiel





Photos de Bernard Beckius





07/01/2021 : Trièves : traversée de St-Paul-lès-Monestier à Herbelon

Photos de Marie-Chantal Arnaud-Goddet



Photos de Jostte Misandeau




Photos de Bernard Beckius



Sortie du Jour de l'An : mardi 29/12/2020 aux Saillants du Gua

Texte de Gisèle Rigal

La Fontaine Ardente
(Tout est vrai même si c’est raconté à la manière de Raymond Devos)
On s’était dit, mardi, on ne fait rien. On ne peut rien faire. On ne sait pas où aller.
Comme on avait regardé le blog de Mardi Montagne on savait qu’on pouvait randonner.
Pas drôle, la RAM nous fait prendre le car à 9 h. On va à la Fontaine Ardente en partant de Genevray. Genevray, ça tombe bien on n’sait pas où c’est et on n’a rien à y faire.
On boucle le sac, on va regarder les horaires du car, 9 h 51.
Pour le Colonel Dumont, à quelle heure ? 9 h, non 9 h 51 !
On s’ dit : c’est les vacances scolaires, période verte, le car y part à 9 h.
On y va en avance, on ne sait jamais.
Rue du Colonel Dumont, arrive le car. Sur le dépliant y marque, en tout petit, que les horaires indiqués peuvent varier.
On est en avance, le car aussi. A 9 h 50 il ouvre les portes.
On s’engouffre, les portes se referment. Ouille, Christian, est dehors. Ouf, il réussit à être dedans, le car démarre.
On demande : monsieur, une petite minute d’attention, vous êtes partis en avance.
L’heure du départ était 9 h.
Y nous dit, aujourd’hui c’est l’horaire du samedi.
Oui, mais on est mardi.
Entre Noël et le nouvel An, c’est samedi.
Mardi, c’est samedi ??? C’est samedi.
Avec tout ça, Brigitte qui devait monter à la Quinzaine l’a loupé.
A quelle heure le prochain ?
Attendez qu’j’regarde : 9 h 21 ? 9 h 31 ?
Brigitte, c’est vague, tu bouges pas, attends le prochain.
Arrêt Pont de Genevray : flûte on a dépassé le pont !
Y nous dit, c’est trop tard.
Hé ben, vous nous donnez pas le temps, on est tout retournés…
Ça fait rien vous descendrez au Gua.
On lui dit : on en veut pas aller au Gua, on veut aller à Genevray.
Ils nous a débarqué après le Pont de Genevray.
On a attendu Brigitte, le prochain. Il l’a débarqué elle aussi après le Pont.
Elle est arrivé à 10 h. On est parti à 9, 2 groupes, un de 4 et l’autre de 5.
On n’a pas eu le temps d’aller à la Fontaine Ardente.
La nuit tombe de bonne heure.
Il restait 1 km, aller. 1 km, retour.
Il n’a pas plu. Les montagnes étaient belles.
On s’est arrêtés, souvent, pour les regarder.
On s’est fait plaisir, on a pataugé dans les sentiers boueux.
On s’est régalé de friandises, gentillesses et sourires. 

Merci à toutes et tous.
Merci Edouard
Belle et bonne et douce année 2021.
Gisèle Rigal

Texte et photos d' Edouard Disdichian

Enfin une journée entière le nez dehors, à marcher, pour une belle randonnée. Encore une fois, la météo nous a fait le bonheur de se tromper dans ses prévisions. Nous avons pu marcher dans les plus belles conditions inespérées. Notre petit groupe a bien respiré, profité de chaque seconde de ce plaisir de marcher, après de bien longues coupures. Merci à toutes les présentes pour un moment paisible, la découverte de petits sentiers, un peu boueux par-ci , par-là, mais c'est la saison.
Je souhaite à tous une nouvelle année pleine d’intérêts, de bonheur, et de santé, et de se retrouver par monts et par vaux.




Photo de
 Christian Gruchy

Le petit groupe de Gisèle et Edouard


Sortie de Noel : mardi 22/12/2020 en Chartreuse (Le Rachais)

Texte de Gisèle Rigal

Mont Rachais point culminant le Quichat
Pour qui habite Grenoble, La Tronche, Corenc, Saint Martin-Le-Vinoux, le Mont Rachais est un véritable terrain de jeu de jambes ou plutôt de mollets. On peut le traverser en long et en large, en prenant une multitude de sentiers à condition de ne pas avoir peur de crapahuter ou de freiner des quatre fers. Au sud il plonge sur le Mont Jalla et la Bastille. A l’est il est séparé du Mont Saint Eynard par le col de Vence, au nord par l’Ecoutoux. Le Quichat, à l’extrémité sud du massif de la Chartreuse fait partie du Rachais, il est son point culminant à 1049 m. Le chemin des batteries y conduit. Qui dit batteries dit militaires. Et des batteries il y en avait bel et bien. Elles étaient intégrées au dispositif défensif de Grenoble à la fin du XIX ème siècle et permettaient d’assurer la surveillance des cols de la Charmette, col de Porte et col de Vence. La position était sacrément stratégique tant le point naturel est escarpé. Elles étaient contrôlées par une garnison logée dans des corps de garde, abandonnés comme celles du Mont Saint Eynard. Des vestiges subsistent encore aujourd’hui au milieu de bois de houx tout en fruits rouges en hiver bien connus des fleuristes Grenoblois.
Il manquait juste la neige pour faire de ce lieu un endroit merveilleux…
Maria et moi avons fait faux bond au groupe à Maubec pour rejoindre Grenoble par le chemin de la Vierge Noire et la Tronche alors que les autres randonneurs se rendaient au point de départ et d’arrivée à Corenc. A part le houx on se serait cru au printemps tant il faisait beau et presque chaud.

Photos de  Patrice Amiel






Décès de Marcel Robert

Message de Jean Pic :

"C'est avec tristesse que j'ai appris, hier soir (NB : le 18/11), par un coup de fil de Pierre Labbe, le décès de Marcel Robert.
Ce nom ne dit sans doute rien aux "petits jeunes", mais les "anciens" de la Ram se souviennent d'un animateur dévoué et dynamique, tout comme son épouse Georgette, animatrice, elle aussi. J'ai encore en tête, avec émotion, le dernier séjour qu'il avait organisé :"les Pyrénées, autrement"....

L'Asta perd une figure que nous n'oublierons pas."


De Gisèle Rigal, pour Marcel, dans sa langue Occitane...

- Sabetz la novela ?
Marsel a' chabat de viure
Lo bon dieu Lo repause
N'es gran de segur, qu'era tant brave enfant, 
E tan de bon servici
Adiou Marcel


De Roland Calvas


Un homme remarquable qui s’en va…
Sa photo..pour ceux qui ne l‘ont pas connu...avec la liste des Animateurs de 2003  !!!!

De Pierre Labbe
Une video et quelques photos de Marcel ==> ICI