23/10/2018 : Bauges - De Bellecombe en Bauges à Duingt

Texte de Gisèle Rigal - groupe 4
Road Movie dans les Bauges
Mardi, on se refait une beauté intérieure ? Pour sûr, avec nos animateurs qui ont des idées de rando en veux-tu en voilà, rien de mieux pour se rajeunir un peu. Direction Bellecombe-en-Bauges, ce matin. Ils se lancent, notice en mains, nous, derrière Yves. Oui, tout est beau, "un plein de jour, où même les sons brillent". On le dit, on le redit, au coin des sentiers, sur les flancs de montagne, sur la menthe sauvage écrasée sourdement jaillie de la vase, ...le regard dans les arbres qui doucement balancent leur frondaison quand un souffle secoue l'horizon, ... Les vaches animent les prairies, aimables, elles se laissent approcher. On a casse-croûté sous un soleil automnal et on est reparti sans savoir ce qui nous attendait. Enfin, si. Une sacrée descente, mais on était avertis. C'est un peu après Entrevernes qu'on l'a attaquée. Une descente comment dire, maboule qui déboule en boule et qui roule ma poule !!! C'est le moment de lever la jambe, danser sur l'une, sur l'autre, poser le derrière, devant derrière, traquer les pierres, les sursauts et les frémissements. Antoine a ouvert les mains, tendu le bras, bavardé pour rassurer et son sourire a suffi pour emplir les cœurs et effacer les rancœurs. Yves s'est occupé de la distance, l'espace, les cartes et la boussole, ... "Regardez" s'est-il écrié quand on a débouché sur un promontoire : vue spectaculaire sur le lac d'Annecy où notre regard s'est mis à flotter sur l'eau, à peine retenu sur la terre ferme. Il vise Duingt. On ne prononce ni le g, ni le t. Duoin avec le son ouin_ monticule rocheux_ en bout de chaîne des Bauges il s'affaisse dans le lac "si loin si proche".Sans un bruit on a regagné le car vers 17 h. Et à 19 h 10 on était à Grenoble, MC2. Pas besoin de la treizième heure, Pascal était à l'heure. Elle est pas belle la vie ? Merci à tous de vous être débrouillés pour rentrer. Merci Yves pour cette merveilleuse aventure, cette chouette randonnée ...qui nous a rappelé nos plus belles années. Envolées ? Ben, non, la preuve. Merci à tous les autres animateurs, bien entendu.

Photos de François Gilanton - groupe 2  (voir toutes ses photos du jour ICI) 
Groupe 2 redémarre après pique-nique


Arrivée au-dessus du lac d'Annecy
Photo d' Anne-Marie Mantegazza - groupe 3
Descente dans les rochers
Photos de Pierre Robert - groupe 3
Groupe 3 au col de la Frasse
Descente périlleuse vers le lac d'Annecy

Le groupe 3
Photos de Christian Ceuninck - groupe 3
Pique-nique du groupe 3
Photos de Josette Misandeau – groupe 4 (voir toutes ses photos du jour ICI) 


Le groupe 4

Lac d'Annecy

Le groupe 4 dans les plaisirs de la descente


16/10/2018 : Dévoluy - Vallon Froid, Vallon d'Ane

Photos de François Gilanton - groupe 1



Photos de Jean-Jacques Saharoff - groupe 3
Pique-nique du groupe 3 au chalet de l'Ane




Photos de Marie-Chantal Arnaud Goddet – Groupe 1



Photos de Patrice Amiel – Groupe 2 (voir son site ICI) 




Texte de Gisèle Rigal - groupe 4
La Mante religieuse 
Aujourd'hui, encore, on va à la rencontre d'un saint local à l'origine d'abord d'une chapelle d'où a surgi une commune : Saint Étienne en Dévoluy. Son nom vient de dévaler. " On ne sait ce qu'ils sèment, mais chaque année ils récoltent des pierres". Nous voilà informés. Mais nous ce qu'on a vu d'abord c'est le midi. Et du midi, on veut voir le ciel, celui du sud, ses grappes de bruyères mauves, l'âme des pampres rougissantes.
Jérôme pour nous y conduire a pris des petites routes buissonnières, toutes jolies, toutes chaudes des couleurs automnales.
Autour de nous tout est grandiose. Le Pic de Bure nous accompagnera toute la journée. De là-haut on sait qu'on peut écouter les étoiles et voir les Écrins, le Vercors et même le Luberon.
Mais, et c'est paradoxal, ce qui attire mon regard en ce moment c'est ce qui est petit. On a, pour notre ravissement vu encore quelques insectes sous des brindilles, pendus, or sombre et flamboiement de cuivre. Ils semblent se parcourir l'un l'autre de mortels baisers et nous, à deux pattes, on ne sait s'ils s'aiment ou s'entre-dévorent. Je suis surprise de voir la terreur qu'ils inspirent et les pulsions qu'ils suscitent. On n'a pas encore compris qu'on était les derniers à les observer. C'est pourquoi je n'ai rien dit quand j'ai aperçu une bête du midi. Elle ne faisait pas de bruit. "Lou Prègo-Diéu" disaient nos grands-mères Occitanes. La bête qui prie Dieu. Mante Religieuse disait l'instituteur. Mais que ce soit le langage scientifique ou le vocabulaire paysan j'ai toujours éprouvé une extase presque mystique devant cet insecte. On trouve sa belle prestance dans les herbages brûlés par le soleil, comme aujourd'hui, à demi redressée, majestueuse, en oraison religieuse. Naïveté enfantine. Certainement. Car la belle cache des mœurs atroces. Elle extermine qui passe à sa portée. Une ogresse en embuscade. Une terreur et gracieuse avec ça, svelte, élégant corsage, légère, vaporeuse, ...ça ne vous dit rien ? Si je continue, je crois que je vais me créer des ennuis ou en créer encore un à Christian. Pardon aux féministes, puf,puf, à petites bouchées, à coup de fringales dépravées, ...
Quelle merveilleuse journée d'automne tout d'or végétal, on est rentré le soir, un soir sans fin, rempli de douceur.
Merci Denise d'avoir choisi le Dévoluy et Séraphine, Édouard et Christian de nous avoir supportés.

Photos de Josette Misandeau – groupe 4 (voir toutes ses photos du jour ICI) 
Le groupe 4 prêt au départ !


Le groupe 4 arrive à la cabane de l'Ane
Photos de Viviane Breuillard – Groupe 3

Le groupe 3
Photos de Roland Calvas – Groupe 2 

Le groupe 2 dans le haut du parcours
Photos d' Anne Persillon - groupe 3
Couleurs d'automne


09/10/2018 : Eybens

Photo de Christian Ceuninck - groupe 2
Pique-nique automnal au Parc du Mûrier à St Martin d'Hères
Photo de Jean-Jacques Saharoff - groupe 2
Le groupe 2 derrière Marie-Françoise
Photos de Patrice Amiel – Groupe 1 (voir son site ICI) 
Le groupe 1 derrière Séraphine

Le groupe 1 reprend la route après le pique-nique

Vue sur Belledonne

Texte de Gisèle Rigal 
Étendre les bras longuement pour vieillir ensemble
Chaque mardi on retrouve le goût de se parler, se voir, ...faire savoir qu'on a surmonté les épreuves, qu'on est vivant.
On s'émoustille, on finasse, on est ravi d'être écouté, d'écouter, s'écouter. Mais il faut le dire aussi on est parfois agacé par l'indécence des discussions récurrentes qui tournent autour du fric. Nous savons que nous n'avons pas les mêmes moyens, buts, objectifs, préoccupations et pourtant, on s'entend bien parce que nous savons enfin que notre richesse, la vraie ne se trouve pas dans les portes monnaies. Et même si pour certains il faut compter et recompter pour sortir une fois par semaine.
C'est dit. Basta !!!
En dehors, monsignor, on veut tout voir, ...les souches des arbres, leurs cernes entre autres secrets, l'âge des chênes et les années de grand froid ou de canicule, l'écorce. Le cœur des arbres ne cherche pas à nous en compter. Ne finira-t-on pas dans leurs bras ?
"On est entré dans la vie avec la loi d'en sortir" a dit Bossuet_ alors nous, chaque mardi, on vient faire notre personnage, on vient se montrer aux autres, après, ...
En attendant, Séraphine et Marie nous ont amenés aux détours des chemins des grands châtaigniers. Ils nous ont étreints le cœur avec leurs feuilles et leurs fruits dans le soleil d'octobre. A peine si on a vu sur la campagne et la terre écorchée traîner les fumées basses de la ville. On a marché. L'heure qu'il était, le temps qu'il faisait, le jour qu'on était, on a tout oublié, toute la journée.
Merci à tous pour ce beau jour.
Tendresses et "salut aux copains" qui nous lisent, regardent sur le blog en attendant de revenir, ...

08/10/2018 : Marseille

Photos de François Gilanton




Texte et photo d' Edouard Disdichian
Au retour de Marseille, voici un petit message pour vous décrire la randonnée qui à bien plu à l'ensemble du groupe. Le trajet jusqu'à Marseille se fait bien rapidement par l'autoroute. Arrivés sur place vers 12 h, nous avons fait la pause déjeuner sur les hauteurs de Callelongue, avec vue imprenable sur la baie de Marseille. Le temps est encore au beau. La météo se serait-elle trompée? la Bonne Mère va peut-être nous protéger. Ensuite nous repartons en direction des Baumettes, pour le départ vers la calanque de Sormiou.
Pas d’arrêt devant la prison des Baumettes, nous on file.
La randonnée s'organise en 2 groupes, sous un ciel qui commence à changer de couleur.
La marche est bien sympathique et le paysage très beau.
Le groupe 1 à déjà quitté Sormiou et se dirige sur les hauteurs, quand le groupe 2 y arrive.
Il y a un bon vent et le ciel est tout sombre. Nous décidons de rentrer quand le premier éclair et tonnerre claque. La pluie nous arrose bien. Nous profitons d'une accalmie pour progresser à bonne allure et rentrer au car sous une petite pluie. Par contre le groupe 1 est coincé sous les trombes d'eau et rentrera au bus rincé complet .
L’hébergement à l'auberge de jeunesse de Bonneveine (si, si même pour nous  est la bienvenue.
La restauration est du style cantine scolaire et rappelle de lointains souvenirs, mais l'ambiance est très bonne .
Le lendemain, c'est la visite de Marseille. Nous retrouvons sur le parvis du Mucem, nos guides. Avec eux, nous découvrons "la plus belle ville du monde" dixit " un des deux guides, mais il est bien de Marseille !!
Le tour nous fait découvrir le Palais du Pharo, la cathédrale N-D de Major et  à coté, l'ancienne église du Major en restauration, les petites rues du quartier du Panier et ses fresques et la place des Moulins.
Puis nous descendons vers le port, en passant devant la Maison Diamantée, qui date de 1570, à coté d'une place avec un alignement d'oliviers en pot.
Arrivée sur le Vieux Port, et halte devant l'Hotel de Ville.dans le port, on voit le Ferry Boat de Pagnol. Nous avons en face, Notre-Dame de la Garde. Nous remontons et voyons l'ancien hôpital qui est transformé en hôtel de luxe, l'Intercontinental de Marseille. Puis c'est l'ancien Hotel de Cabre, qui date de 1573, bâtiment qui après guerre fut déplacé et changé d'alignement, technique délicate et innovante pour l’époque. Puis ce fut la pause déjeuner sur le Vieux-Port dans un agréable restaurant et buffet à volonté.
L’après-midi, nous sommes allés voir l'abbaye Saint-Victor, une des plus vieilles abbayes de France, avec une crypte qui recèle des sarcophages et reliques de saintes personnes.
Enfin, nous montons voir la Basilique Notre Dame de la Garde, la Bonne Mère des Marseillais, sans qui Marseille ne serait pas Marseille. Nous y retrouvons beaucoup de touristes, de tous les coins du monde.
La vue est magnifique, à 360°. La Basilique est très belle et mérite de s'y rendre. La décoration intérieure est flamboyante.
Voilà un résumé de ce séjour marseillais, bien organisé par Ange et qui à été bien

apprécié de tous. Remerciements à Ange.


02/10/2018 : Les Ecrins - Le Périer, les Sures, Gaudissard

Photos de François Gilanton - groupe 3


Le groupe 3 près du Périer


Texte de Danielle France - groupe 4 (de la semaine dernière)
Je tenais à vous remercier de votre chaleureux accueil à l'occasion de ce premier mardi montagne, c'était une très belle journée, des efforts certes, mais largement récompensés par le bien être procuré par le plein air, la montagne et le plaisir de partager .
A bientôt

Photo de Christian Ceuninck - groupe 3
Pique-nique ombragé du groupe 3
Texte et photos d'Edouard Disdischian - Groupe 1
Aujourd'hui, la randonnée est dans le Valbonnais, un massif un peu méconnu et un peu en retrait des classiques prestigieux  Chartreuse, Vercors et Oisans.
Un massif oublié des touristes, et tant mieux pour ceux qui sont connaisseurs, car ce secteur est très beau et avec des randonnées intéressantes.
Nous sommes partis du village du Perier. Rien à voir avec la source Perrier, vous voyez, la fameuse bouteille verte avec des bulles, mais si quand même, car au Périer, il y a aussi de l'eau. Elle y est mise en bouteille à la sortie du village, coté Valbonnais, sous le nom de Valecrin.
Nous avons eu un merveilleux temps, que rien ne prédisait la veille. D'ailleurs, tous les sommets étaient légèrement saupoudrés de neige. L'automne s'avance à grands pas. Une belle montée au départ qui à dû faire un peu mal et des passages sous les bois et une belle descente, avec précaution quand même.

Beaucoup de lumière aujourd’hui dans le ciel comme dans les arbres.
Groupes 1 et 2
Photos de Jean-Jacques Saharoff - Groupe 4


Photos de Patrice Amiel – Groupe 2 (voir son site ICI) 
Groupe 2 derrière, et Ange devant

Le groupe 2

Groupe 2

Pique-nique des groupes 1 et 2

Le Périer
Texte et photos de Gisèle Rigal - Groupe 4 
L'octobre
Le Périer, petit village pittoresque situé, au pif à 929 m, au confluent de la Malsanne et du torrent de Tourol nous accueille avec une odeur de mai dans les feuilles d'automne et la poussière d'août. Où est ce petit vent qui devait nous attendre ? Où sont les graines échappées ?
On part. Le monde nous appartient. On ne se retourne pas, on ne demande pas notre route. On marche derrière Jean-Jacques sous la responsabilité de Jacques. Mais c'est Jean-Jacques qu'on ne perd pas des yeux. On ne sait rien du paysage, est-ce que l'on voit les forêts, les mousses et les prés ? On grappille trois framboises ici, deux noix là, ...
Au retour, on revient au Périer, un villageois nous demande, " vous venez d'où " ? _Ben, heu, ...Ce n'est pas la première fois que pas l'un d'entre nous sait le dire. On se sent bête. Christian G déplace la question en prenant des nouvelles des champignons. _ "Où" ? L'autre, " par-là" _ en embrassant le paysage de ses bras grands ouverts. Il ne nous dira rien de ses secrets. Pendant ce temps Jacques et Jean Jacques ont déplié les cartes, _" on est monté par-là, et puis par-là, on est passé à Gaudissard, et enfin on s'est arrêté à Beaumogier"_
Beaumogier, pas difficile à retenir, là-haut me revenaient des souvenirs de quand j'étais enfant et essayais de m'imaginer le paradis. Mal nulle part, ni à l'âme ni au corps, et la beauté envahissant nos sens. C'est ça on est au paradis. De là tout est émerveillement. Juché sur un promontoire pour la pause, pendant une heure on admire le village devenu minuscule, les flancs de la montagne couverts de pâturages, plus haut, encore plus haut, d'un côté les montagnes saupoudrées de neige, Le Signal du Lovitel et le Pic Vert. Et si on pivote, devant nous, l'automne a enveloppé les belles forêts de tons jaunes et orangés. Et enfin les montagnes de ce côté-ci nous montrent leur nudité gris rosé, marbrées de veines bleues. Au-dessus la lune pas tout à fait endormie à midi, veille encore.
On a marché, on a pris du repos, un peu de peine et le chemin nous a ramené.
Encore une randonnée à cacher dans notre boîte à trésors, ...
Jacques l'a dit, et on est tous d'accord, Jean-Jacques est définitivement admis dans la cour des grands. Merci de tout ce bonheur donné.
Le groupe 4 pique-nique au soleil