10/08/2023 : Savoie - Col de la Vallée Etroite

Texte et photos d' Anne-Marie de Contes

La Dent de Crolles est déjà bien ensoleillée, aujourd'hui cap vers le Nord, vers les belles montagnes de Savoie et leurs alpages verdoyants.
Un peu de route et voilà les Menuires avec un « e » ! L'origine de ce nom  vient des mines de charbon exploitées autrefois. Une autre époque...

Des petits mots poétiques écrits sur des ardoises jalonnent agréablement le sentier. Il fait déjà 15° à 1850 m, altitude des Menuires. Et la chaleur nous rattrape, elle monte encore plus vite que nous, certains souffrent…
La fin de l'été en altitude est prématurée. La gracieuse joubarbe est défleurie, les rhododendrons aussi, quelques pâquerettes sont encore présentables et les fidèles campanules bleues sont toujours en beauté, les bouquets fleuris se font plus rares. Les vératres sont nombreux, copies toxiques de la gentiane jaune, défleuris et pas très jolis, dont les feuilles jaunissent déjà. Quelques myrtilles minuscules et rares, dommage !
Nous découvrons le beau lac du Lou, ses eaux d'un joli vert émeraude, dans lesquelles se reflètent les doux alpages parfois recouverts d'oseilles des montagnes si bien serrées en carré, que l'on croirait un champ cultivé. Pourquoi « Lou » ? En tout cas pas de loup à l'horizon, ça vaut mieux ! Pas de patou non plus, les moutons sont beaucoup plus haut, nous n'en apercevons et entendons que deux, par contre les marmottes sont nombreuses et intarissables, prenant toujours leur rôle de guetteuse très au sérieux. Une seule ose se montrer et fait même la pose pour la photo.
Nous progressons en remontant le fougueux torrent du Lou. Parfois des ruisselets traversent le chemin, un peu de gadoue ou des pierres glissantes, parfois une glissade, sans conséquence.
La seule difficulté sera la chaleur du soleil qui devient écrasante.
Bien sûr pas un arbre, pas un coin d'ombre.
Bientôt, du blanc surgit des crêtes , c'est le Mont Blanc qui pointe son nez.
Tant qu'il sera blanc, tout ira bien !
Nous atteignons les lacs de la Pierre blanche, nichés dans un bel écrin de montagne. Après l'effort, le plaisir ! En pique-niquant, nous profitons du premier lac, dont les rives sont entourées de grandes herbes et d' élégantes linaigrettes blanches. La descente est agréable, un petit vent, quelques gouttes. Le temps est menaçant. Il faudrait faire le plein de fraîcheur avant  de replonger dans la fournaise de la vallée !
Encore une belle randonnée !
Merci à Christian l'organisateur, à Brigitte l'animatrice et à André le serre file qui sont bien méritants, ayant eu à veiller sur un groupe à géométrie variable ! Merci à Marie, notre conductrice émérite.
Anne Marie de Contes - Groupe 3 de 23,16 à 25 randonneurs !


Le Mont Blanc

Petites bottes bien rangées

Lac du Lou G3

Ascension du groupe 3

Photos de Bernard Misandeau (Voir toutes ses photos du jour ICI)







Photos de Gérard Ducey





03/08/2023 : Oisans - Plateau d'Emparis

Texte et photos d' Anne-Marie de Contes
Belle surprise ! Contrairement à certaines prévisions pessimistes, un soleil généreux s'est invité dans notre balade. Aujourd'hui, la Meije et ses voisins sont déjà découverts, ce que nous ne tarderons pas à faire !
Juste quelques moutons dans le ciel qui disparaîtront très vite, pour céder la place à un bleu infini.
Pas le temps de nous échauffer, la montée est soutenue mais s'adoucit tranquillement au cœur des alpages.
Contraste entre la douceur des prés colorés de fleurs sauvages, les parois sombres et vertigineuses et les glaciers blancs immaculés de la Meije et du Rateau.
Un fugace vol d'hirondelles précède le passage de deux choucas pendant qu'un rapace plane en contrebas. Aurions-nous la chance qu'il soit un gypaète barbu qui est le plus rare d'Europe, car il paraît qu'il niche près du refuge des Clots. Par contre les papillons virevoltent tout au long du sentier. Vue sur Villar d'Arêne et l'Aiguillon, où nous étions la semaine dernière.
Mais nous ne sommes pas seuls ! Les vaches sont à l'image du paysage : douces et calmes, les blanches sont paresseusement couchées, les brunes plus gourmandes broutent avidement. Curieusement, une vache noire s'est immiscée dans le troupeau. Peu importe, les vaches ne sont pas racistes !
Nous croisons ensuite des moutons indisciplinés qu'un chien de berger sait remettre sur le bon chemin. Ouf ! Pas de de patou à l'horizon.
Les marmottes guettent et sifflent mais ne se montrent pas.
Bien que nombreuses, les vaches sont une compagnie agréable. Elles nous regardent de leurs grands yeux curieux et n'hésitent pas à s'approcher. Il est vrai qu'elles sont habitués au passage des humains à pied, en course à pied ou à VTT, du plus jeune de 7 mois au plus vieux d'années qu'on ne compte plus ! Le plateau d'EMPARIS, surnommé le Balcon de la Meije, est très attirant, pour les familles comme pour les sportifs.
Un peu plus haut, le vent frisquet nous rafraîchit un peu, sans être désagréable.
En récompense, nous atteignons le lac Lérié, un petit trésor, niché à 2300 m, face à la Meije et au Rateau.
Comme bouquet final, nous avons le plaisir de découvrir l'edelweiss aux poils laineux et sa compagne la joubarde rosée qui s'épanouissent en étoiles. Elles sont devenues rares et précieuses. Attention, ne pas marcher dessus !
Encore une bien belle randonnée.
Merci à Patrick notre animateur et à Marie France notre serre file




Texte et photos d' Angèle Jimenez
Le vent frisquet au départ du parking côtoyant le village station Le Chazelet à refroidi les oreilles mais pas la joie des 23 astasiens, groupe 3, heureux d'avoir en vue la superbe Meige et ses 3984 m au long du parcours. Depuis le charmant Clôt Raffin, notre dynamique animateur Patrick VANNESSCHE nous a amené d'un bon pas dans la traversée du plateau d'Emparis. Rencontre des troupeaux friands d'alpage, d'abord les moutons avec un show de chien berger les rassemblant à vitesse de ressac au point voulu par le berger. Les vaches à moitié somnolentes près du lac Cristallins à demi sec, précédant le bien nommé lac Noir où notre piquenique a été quelque peu chahuté par l'audace de quelque jeunes bovidés mettant leur nez dans les sac à dos. Petites frayeurs et rires. Enfin contournement du lac Lerié à la longue chevelure parsemée de subtiles linaigrettes par endroit. Et longue descente vers le Chazelet  dans une ambiance conviviale, habituelle entre astasiens réjouis de leur journée.  Pour moi une première réussie après 2 mois d'arrêt rando, tendons genou remis en place, youpi. Vivement les prochaines sorties, merci aux animateurs qui nous concoctent des superbes parcours, comme celui conçu par Alain LEGUYADER





Photos de Jo Zaza




Photos de 
Josette Misandeau 
(Voir toutes ses photos du jour ICI)






Photos de Gérard Ducey





Photos de Patrice Amiel (Voir toutes ses photos du jour ICI)






25/07/2023 : Oisans - La Grave, Villar-d'Arene

Texte et photos d' Anne-Marie de Contes
Orage, orage, un troisième suivra-t-il ? Pas question !
Nous partons d'un pas sûr, gaiement optimistes et le soleil l'entendra ! Le vent se mêlera de la partie, frisquet mais comment se plaindre quand on a si chaud en bas !
Température idéale pour monter, nous ne tarderons pas à nous découvrir.
Nous progressons, pendant un temps au son de la Romanche qui coule vigoureusement dans la vallée.
Les grandes herbes mouillées nous caressent les mollets. Les arbres se font plus rares au pays des alpages. Deux patous nous signalent bruyamment et quelque peu agressifs que nous ne sommes pas les bienvenus et nous passerons vite notre chemin.
Il est préférable de s'attarder sur les fleurs sauvages. Les chardons et les églantines sont défleuris mais ont gardé leurs piquants, les marguerites font de la résistance, les campanules sont en pleine floraison et tant d'autres aux couleurs variées, de rares orchis émergent des grandes herbes.
Sans délaisser le charme des fleurs, notre regard s'élève vers les sommets, un plaisir pour les yeux d'une autre dimension. Le Rateau est déjà découvert, La Meije blottie dans les gros cumulus cotonneux finit par les percer, Le Pic Gaspard plus timide se fait attendre, alors qu'au fond Les Agneaux pointent fièrement leur nez.
De L'Aiguillon, à 2052 m, la vue est grandiose, plongeant sur le petit village de Villar d'Arêne et la vallée de la Romanche. Les sommets maintenant bien dégagés sont toujours leurs fidèles gardiens.
La descente nous amène en toute tranquillité aux bord de la Romanche. Ses flots tumultueux sont d'une couleur magnifique, presque turquoise. Comment imaginer qu'ils deviendront affreusement boueux dans le Drac qui lui succédera.
Le sentier qui longe la Romanche puis la surplombe est un vrai bonheur, sous les mélèzes ou autres conifères et feuillus.
Une construction dans le lit du torrent est surprenante, est-ce l'œuvre d'enfants intrépides ?
Et voilà Villar d'Arene, où nous prendrons le temps d'une petite pause conviviale à l'Auberge, pour clore cette superbe randonnée, avant de rejoindre notre point de ralliement près du cimetière !
Merci à Marie Claude notre guide irréprochable, Jacques notre serre file attentionné, sans oublier Marc, notre valeureux chauffeur.

Cadran solaire

Nuages

Lac du Pontet

Groupe 3

Photos de Gérard Ducey





Photos de Christian Ceuninck



Photos de Josette Misandeau (Voir toutes ses photos du jour ICI)







Photos de Patrice Amiel (Voir toutes ses photos du jour ICI)