10/11/2015 : Les collines ardéchoises

Photos d' Annick Ropert (groupe 3)
Les ruines du Château de Pierre Gourde

Les collines ardéchoises
Photos de Roland Calvas (groupe 1)


Le groupe 1 dans les ruines du Château de Pierre Gourde


Texte de Jacky Micoud (groupe 2),  photos de En (groupe 2)
Aujourd'hui la couleur du ciel nous laisse augurer d'une belle journée. Christian nous a annoncé 3 coups de "q". Le premier, dès le départ, se monte allègrement, les troupes sont fraîches. Le groupe 3 nous talonne : Denis aurait-il peur de se perdre ?.
Au détour du large chemin se dresse, sur un piton rocheux de plus de 600m. de hauteur, une ruine imposante. Il s'agit du château de Pierre Gourde (qui signifie en vieux français "tour de guet de pierre". Datant du 13ème siècle ce dernier, lors des guerres de religion entre catholiques et protestants, a servi de refuge pour les paysans qui, en échange d'une poule, y trouvait la protection, ce dernier étant rarement pris d'assaut. Il aurait été détruit au 17ème siècle sur l'ordre de Richelieu.
Il fut dès lors pillé pour la construction des fermes environnantes.
Le deuxième coup de "?" vient d'être franchi. Un peu plus loin le groupe 1 trône sur le bas-côté. C'est leur pause pique nique. Sur le milieu du chemin quelqu'un a placé une bouteille. Serait-ce un effet de leur grande bonté ? Mais non, Jackie tu es trop naïve !! Ils ont pris soin de n'en pas laisser une seule goutte.
Nous les abandonnons à leur triste sort pour aller nous installer un peu plus loin dans une agréable clairière à l'abri du vent.
Pause repas toujours la bienvenue mais jamais assez longue. Il faut toujours repartir.
Dernière grimpette et c'est la descente.
Randonnée agréable en grande partie en forêt. Dommage les bruyères sont sèches. De belles vues sur la montagne ardéchoise et les vallées de l'Heyrieux et du Rhône.
A mardi comme le dit Jean "si le coeur vous en dit".

90 personnes au départ !

Le groupe 2 sous le Château de Pierre Gourde

Le groupe 2 : pique-nique dans la clairière de Serre Barrite
Texte de Gisèle Rigal (groupe 3) 
Je ne suis pas" connectée".
Aller d'un côté, de l'autre vers quelque chose d'inaccessible comme l'horizon, quelque chose de dérobé à la vue, atteindre un sommet, s'apercevoir que celui ci n'en était pas un, tout recommencer et aller au delà par les plis des terrains, des sentiers des cailloux...Prendre par ici, pour aller par là me semble une expression aussi dénuée de sens que prendre à l'est, pour aller à l'ouest. Ne riez pas, du moment que je peux voir loin, le ciel et la terre et le petit cœur encore vert et frais des feuilles de chêne que lustre même à l'ombre le soleil qui les baigne...Malgré mon envie d'enlacer le gros châtaignier,  nous passons sans nous arrêter et sans avoir l'air de regarder au loin ce que je m'imagine pouvoir toucher du doigt. Au lieu de prendre le chemin qui longe les clôtures et qui descend dans les champs nous en prenons un autre à l'oblique qui monte à des ruines et nous fait déboucher sur un autre paysage tout pareil et pourtant différent. Quelques belles bâtisses sont posées ça et là je les jauge, me les accapare un moment...Dans les morceaux de forêt épaisse le feuillage diminué est flétri et noirci. La terre est sèche et sans parfum. La vie, à petits pas semble renoncer et préparer l'hiver. Les oiseaux invisibles s'ingénient à nous signaler, explorent encore des notes prolongées dans la solitude environnante. Le silence et l'immobilité semblent arrêter pour toujours l'instant que l'on cherche pourtant à faire passer plus vite en se courant les uns derrière les autres. De temps en temps le soleil pose à terre un quadrillage de clarté quand il arrive à passer à travers les bois touffus et bleus. Se dire regarde, plisse les yeux pour te souvenir toujours, pour croire que tu sauras mieux voir si pendant un moment tu cesses de regarder. Et puis faire se succéder le plaisir poétique de la marche à celui de la gourmandise du casse croûte,  des douceurs, de la chaleur et du repos. Autour de nous c'est comme si la nature avait choisi des teintes mangeables ou de tendres embellissements. Avez vous vu les boutons rouges sanguines des houx surchargés et les couleurs fraises, pistaches des chrysanthèmes sur les tombes des huguenots rencontrées ici et là? Je voulais aussi vous parler du vent dans les sentes, à côté de nous, du côté des arbres , sur la plaine bombée. Il se propage comme nous ce matin, comme un flot sur l'immense étendue et vient se coucher murmurant et tiède parmi les feuilles mortes à nos pieds...Après une si belle journée, nous avions bien le temps de rentrer...


03/11/2015 : De Bouvante Le Haut à Léoncel

Annonce de René Pélisson (groupe 4)
Expo 
Bonjour à tous,
Si la peinture vous intéresse, René Pélisson (dit Fanafoude) organise une journée portes ouvertes chez lui, 30 chemin de la Revirer à Meylan - tel 04 76 90 47 97, le samedi 7 novembre 2015 de 9 h à midi, et de 14 h à 18 h pour vous faire découvrir son travail (environ 80 tableaux).
Il serait très heureux de vous recevoir pour partager un moment ensemble, et boire une coupe de champagne ou un verre de punch.
Dans l'attente de votre visite, je vous transmets mes amitiés.

Photos de Robert Selbmann (groupe 1)




Pique-nique aux bougies au refuge d'Ambel


Texte et photos d' Annick Ropert (groupe 3)
Les randonnées de la RAM se suivent et ne se ressemblent pas. La semaine dernière, nous admirions le feuillage doré de l’arbre aux violettes (voir photo de la semaine dernière). Aujourd'hui, nous avons foulé un épais tapis de feuilles (même le bitume de la route conduisant à Bouvance disparaissait sous les feuilles) et nos violettes s'étaient fondues dans la grisaille des capes de pluie. Que dire de la randonnée ?. Nous avons marché…. Le courroux céleste nous poursuivait. Au terme de cette randonnée ventée, nous avons visité l'abbaye cistercienne de Leoncel, chef d'œuvre de l'architecture gothique du 12ème siècle en attendant les groupes 1 et 2.

Tapis de feuilles

Eglise de Léoncel


Texte de Jacky Micoud (groupe 2),  photos de En (groupe 2) 
Bouvante  - Abbaye de Léoncel 
Aujourd'hui nous partons de Bouvante. Le ciel n'est pas du tout encourageant mais l'Astasien en a vu d'autres.
Nous progressons dans une forêt de hêtres majestueux. Le sentier est un tapis de feuilles. Il pleut, il pleut bergère, la cape est de mise.
Nous atteignons le porche du Roc de la Truite. Ce passage, en bord de falaise, est impressionnant et nous offre une vue exceptionnelle sur le vallon de Bouvante.
Denis est surpris d'arriver, déjà, au refuge de Gardiol. Nos vêtements sont mouillés. Nous avons le plaisir de déjeuner à l'abri. Cependant il faut repartir sous la pluie. Au bout de quelques minutes celle-ci abandonne la partie et le vent, toujours présent, sèche rapidement capes et pantalons.Nous parcourons les vastes pâturages du Plateau d'Ambel. Arrivés à la Croix, nous profitons d'un vaste panorama sur la vallée de la Gervanne et les Gorges d'Omblèze. Nous apercevons même, dans le lointain, les 3 Becs. Le soleil fait de timides apparitions. Direction le Col de la Bataille sur un superbe sentier balcon. Sur notre droite le Roc de Toulau.
A proximité du col, la Ferme d'Ambel a connu la résistance. En effet, fin décembre 1942, un groupe de 31 réfugiés polonais s'est caché en ce lieu. Le 6 décembre 1943 ils sont remplacés par 8 cheminots de Fontaine qui refusent le travail obligatoire en Allemagne. Le site va abriter jusqu'à 85 hommes. Ils étaient prévenus de l'arrivée de l'ennemi grâce à un système d'alerte installé à Bouvante : 3 coupures de courant rapprochées et tout le monde partait se cacher dans les bois.
Après le Col, la descente douce est agréable. Je suis décontrastée (comme le disait l'humoriste Garcimore). Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Un sentier annoncé "dangereux" se présente. Ce sentier, certes, est pittoresque mais je ne suis pas rassurée et c'est avec plaisir que j'aperçois l'Abbaye de Léoncel.
L'abbaye de Léoncel a été fondée en 1137 par 12 moines venus de Bonnevaux près de Vienne. Le lieu avait été choisi pour son calme propice à la prière, mais  aussi pour son eau. Dans le Vercors, massif karstique,  l'eau est rare mais Léoncel possède une tourbière qui retient l'eau et qui a donné naissance à son ruisseau. L'eau est également source d'énergie d'où l'implantation de moulins nécessaires à la vie d'une communauté.
Dès 1840 l'abbaye figure sur la première liste officielle des Monuments Historiques publiée par Prosper Mérimée.
Le monastère devint rapidement le plus important du Royans.
De nos jours on est bien loin du calme et de la méditation. L'Abbaye est devenue un lieu spirituel touristique avec 20000 visiteurs par an.
Magnifique randonnée. La pluie du matin n'arrête pas l'Astasien et je pense que personne n'a regretté d'avoir tenté l'aventure.
Merci à nos gentils animateurs. Un merci particulier à Jean-Claude pour son soutien moral dans les passages aventureux.
A mardi sous le soleil ou sous ......... Vous avez dit la pluie ? Comme c'est bizarre. 

Le groupe 2 au refuge d'Ambel

Passage obligé pour accéder aux Rochers de la Truite et au
plateau d'Ambel
Texte de Matilda Tio (groupe 3)
Zoom arrière .... inspiration Céüse 
Sur les crêtes comme un fil
silhouettes et profils
à pas lents

brodent le temps
Sur les crêtes comme un fil
aiguilles et ombres
hors du cadran
se confondent
sur la ligne de fuite
¿¿ vont - «  ailes »  s'envoler ??.



27/10/2015 : Balade des Chartreux

Texte d' Annick Ropert (groupe 3)
Le col du Pendu 
Après avoir cheminé dans les paysages dorés d’automne, le groupe 3 aborda la montée raide vers le col du Pendu. Au sommet, après avoir repris notre souffle, notre recherche du pendu fut vaine. Personne ne connaissait la signification historique de ce lieu. Isolé du monde, sans réseau ni possibilité de consulter Wikipédia, le groupe se posa néanmoins la question fondamentale : faut-il perpétuer une tradition séculaire, voire millénaire et pendre un des marcheurs du groupe ? Aucun volontaire ne se manifesta…. Dépité, le groupe reprit sa marche vers la chartreuse de Durbon et ses bâtiments qui permirent de déjeuner à l’abri de l’averse qui arrivait,  sans doute due au courroux céleste d’avoir vu la tradition bafouée. 

Jackie Micoud (groupe 2), photos de En (groupe 2) 
Durbon
Dès l'époque gallo romaine la vallée du Buech était très fréquentée grâce à ses chemins le long de la rivière. Les nombreuses tours présentes sur les sommets permettaient de transmettre des messages par la fumée et ce, jusqu'à Rome.
Pascal nous dépose à Saint Julien en Beauchêne. Les 4 groupes se forment. Lors de la traversée du village une plaque nous révèle que Jean Giono a passé ses vacances, en ces lieux, de 1928 à 1931. Il y a même écrit son livre "Un de Beaumugnes".
Le chemin qui suit est assez raide. Après une courte descente, c'est la montée vers le col de Guillotier (1403m.) à travers une belle hêtraie. Les feuilles jonchent le sol. Pause banane. Puis, direction le col du Pendu : petite sente, à droite c'est le précipice. Je suis contente d'arriver au sommet. Comme à mon habitude, je descends en faisant attention. Pas le temps de voir le vide.
Soudain, j'entends des voix. Non ! je ne me prends pas pour Jeanne d'Arc. Tout simplement, nous arrivons à la Chartreuse de Durbon où se trouvent nos camarades des autres groupes. Ils ont terminé leur repas. Le groupe 2 s'installe. Il était temps j'avais faim.
Puisque c'est la pause, je vais pouvoir vous parler de la Chartreuse de Durbon.  
C'est en 1116 que Dom Lazare, avec quelques frères de l'ordre des Chartreux s'établit en ces lieux qui, au début, étaient de faible importance , mais rapidement ils prirent de l'ampleur grâce aux seigneurs et propriétaires voisins qui firent de nombreux dons à l'ordre afin d'assurer le salut de leur âme.
La Chartreuse possédait plusieurs mines de fer, de cuivre et de plomb qui furent exploitées dès le 16ème siècle. Ainsi furent construits le Haut fourneau de Rioufroid et celui de Recours. Le Haut fourneau de Chichilianne était même approvisionné par leurs soins.
Vers 1700m d'altitude des chemins muletiers permettaient de relier les différentes unités métallurgiques entre elles.
Des fouilles sur la commune de St Julien ont permis de retrouver des vestiges de ces fonderies.
Le site de Durbon serait un lieu propice pour les personnes électro hyper sensibles. Un groupe voudrait s'y installer mais plusieurs opérateurs téléphoniques occupent les lieux et n'entendent pas en partir. Le projet est donc au point mort.
Le déjeuner s'achève. Une bonne averse se met à tomber. Quelques minutes d'attente, puis c'est la remise en route. Nous marchons sur une piste forestière pour terminer par la route. Plus besoin de regarder où  l'on met ses pieds. Aujourd'hui randonnée sans brouillard, nous avons tout le loisir d'admirer le panorama, les arbres parés de leurs belles couleurs. C'est féerique. Merci à nos accompagnateurs.
Groupe 2 : arrêt sur le plateau. Au fond, le Roc du Garnesier


Le groupe 2 s'apprête à quitter la Chartreuse de Durbon après le pique-nique



Photo d' Yves Odasso (groupe 1)


Le groupe 1 en plein casse-croûte sous quelques gouttes de pluie

Texte d' Eliane Giraud (groupe 3) photo d' Annick Ropert (groupe 3)
Avez-vous déjà été vous balader chez les Chartreux ?? Sûrement me direz-vous, et sûrement pour goûter cette merveilleuse petite liqueur dont ils ont le  secret ...
Mais il existe des moines beaucoup plus sages, qui se sont cachés au cœur d'une forêt pleine d'arbres d'or, de carmin et d'ocre, que l'on découvre par un petit chemin à flanc de montagne (mais il se mérite celui-là, quelle bonne grimpette !!). Et si vous succombez au beau péché de gourmandise (ils ont semé des champignons sur le sentier juste pour nous tester !!) eh bien sachez que vous serez puni ... et pendu !! bien sûr au col des pendus !!
Et enfin, si vous échappez à tout cela, vous découvrirez le plus beau, le plus exceptionnel de tous ces beaux arbres : L'ARBRE AUX VIOLETTES.
A bientôt sur les chemins


Voilà l'arbre aux violettes !


Texte de Matilda Tio (groupe 3) photo d' Annick Ropert (groupe 3)
Col du Pendu
Cette fois pas de tapis en "éclat de soleil" (cf Gisèle), ni d'atmosphère calfeutrée d'une brume saisissante.
D'abord un sentier étroit de pierres éclatées, aux senteurs de pin et de thym, nous invite à la lenteur.

Puis un premier plateau; ici et là, les lavandes résistent aux premiers frimas.
Nous nous éloignons du fond de la vallée d'où monte le chant du coq qui se "fiche" du changement d'heure.
Un second raidillon que le groupe apprivoise chacun à son rythme; sous les feuilles recroquevillées il faut prévenir la roche.
Enfin, la pause toujours bienvenue, une averse impertinente nous regroupe sous un abri de fortune, moments de partage, de douceurs, de sucreries et de paroles échangées, de tout et de rien, éclats de rire...
S'amorce le retour, et l'on s'émerveille encore devant les touches colorées d'un automne qui s'attarde.




Couleurs d'automne
.
























20/10/2015 : Col de la Croix Haute

Jeanne Le Bihan (groupe 3) photos de En (groupe 2) 
Impressions d'une "nouvelle" 

A l’ASTA, on communique beaucoup et Mardi Montagne a son propre blog. Mais voilà, il faut l’alimenter ce blog !

2ème sortie, je suis dans le groupe 3, petite pause. Christian et Gisèle échangent et s’inquiètent un peu de ces articles qui ne viennent pas. Christian aimerait qu’un des nouveaux donne ses impressions. 3ème sortie, toujours dans le groupe 3, petite pause dans la montée vers le pas de l’Allier, nouvel échange sur le même sujet. Gisèle est optimiste, Christian un peu moins mais Yves, notre serre-file, est d’une efficacité redoutable et propose une solution : « il n’y a qu’à désigner quelqu’un, c’est chacun son tour » ! Je suis en face de Christian et me voilà « désignée ». Un conseil si vous voulez passer votre tour : éviter la fin du groupe.

Tout d’abord, ce que j’ai  retenu à la fin de la 1ère journée, c’est l’accueil chaleureux. Sur le parking, à mon arrivée, Gisèle  me présente à Éliane qui va me prendre en charge et me décrire les habitudes à respecter pour une sortie tranquille (pose des sacs dans la soute selon l’arrêt par exemple) et me donner toutes les informations utiles sur les niveaux des groupes, la variété des randonnées selon les saisons et bien sûr les séjours proposés au cours de l’année. Quelques informations également sur les sorties raquettes qui vont débuter en janvier.

Cette première sortie, je la ferai dans le groupe 4 pour évaluer mon niveau (ce qui est rassurant),  je devrais tenir l’allure.

                            

La randonnée est un sport d’endurance donc plus on en fait, mieux cela va, mais pas sans pauses. Les pauses, depuis la maternelle nous en faisons, pas question de changer les habitudes. Il faut économiser ses forces  et il faut bien boire, régulièrement (les animateurs ne se lassent pas de le répéter), prendre aussi des décisions : enlever la polaire ou la remettre, sortir la cape de pluie ou pas. Ici, on ne parle pas de récréation ou de pause-café mais de « pause-banane » et tout le monde y tient, semble-t-il. Les biscuits et fruits secs circulent dans le groupe. C’est aussi le moment de prendre de belles photos des paysages mais pas seulement des paysages…

Au cours de la journée, j’apprends aussi que chaque groupe a ses préférences : un est plutôt apéro et digestif, un autre est plutôt sucré... Cela peut être aussi un critère de choix au moment du départ.

Au retour sur le parking, je retrouve Eliane et Mireille qui m’interrogent sur cette 1ère randonnée. Je marcherai avec elles dans le groupe 3 la semaine prochaine.

Chacun retrouve sa place dans le bus. Nous passons au « résultat des courses » et nous découvrons nos performances de la journée. Puis, c’est l’agenda culturel car il y a des artistes dans le groupe et la présentation de la randonnée de la semaine prochaine.

Et ce sera la dernière surprise de la journée …


L’ASTA, elle aussi, offre  des bonbons… mais sur le chemin du retour, pas au départ car la motivation est forte, pas besoin d’encouragements.

La rando avec l’ASTA, c’est trop bien ! Je reviens la semaine prochaine sur les sentiers.

Regroupement des groupes 2 et 3
Le groupe 2 court derrière Vito !
 René Pelisson (groupe 4) Photos de Nicole Beauvy (groupe 1)
Maniement du bâton
Je vais essayer de vous convaincre concernant l’utilisation du bâton de randonnée :
Si le fabricant a posé des dragonnes ce n’est pas pour les accrocher au porte-manteau.
Il faut enfiler les dragonnes par en dessous et tenir les bâtons entre le pouce et l’index, la poussée se fait sur la dragonne et le poignet.
Certains vous diront que si l’on tombe avec la dragonne enfilée, on risque de se casser le poignet (c’est une conn…..)
En 66 ans de randonnée, je n’ai jamais entendu une bêtise pareille.
Si vous tenez le bâton à pleine main, la main est crispée et si vous regardez l’heure, le bâton passe à l’horizontale.
Quand vous marchez sans vous en servir, le bâton suit les mouvements du bras et les pointes s’élèvent à plus de 1 mètre d’où le danger.
Si vous tenez le bâton tel que je le préconise, s’il glisse sur un rocher ou une plaque de glace, il suit la surface.
Si vous tenez le bâton à pleine main dans les mêmes conditions, il se lève et devient très dangereux pour la personne qui vous suit.
J’ai déjà été blessé 2 fois par des pointes de bâtons mal tenus, une randonneuse de Toulouse a eu l’œil crevé par un bâton.
En plus, une amie du CAF a eu une pointe de bâton passée entre l’œil et la lunette par un copain qui mettait son sac sur l’épaule avec ses bâtons rangés pointes en l’air.
Si vous ne vous servez pas de vos bâtons momentanément, marchez toujours les pointes en avant : il est préférable d’endommager une fesse qu’un œil !!!

Je suis à votre disposition pour une démonstration lors de notre prochaine randonnée.

FANAFOUDE
NB : Cet article reflète l'avis de René. S'il est vrai que beaucoup de sites de randonnée vont dans son sens, certains alertent sur le danger éventuel des dragonnes, et préconisent de mettre les dragonnes en montée, et de ne pas les mettre en descente.
Le groupe 2 rejoint le groupe 1 au pique-nique

Gisèle Rigal (groupe 3) 
Changement d'heure ! 
Entendrons nous sonner 9h, 10h, 11h...
On ne saura le dire, la nuit sera là
Ces heures qu'on aime entre toutes
Heures de la nuit
Pendant lesquelles les reflets de l'eau noire de l'esprit
Se distinguent plus clairement que le jour.
La cloche de l'église tintera
Le premier coup de minuit retentira
Tandis que le carillon de l'horloge
Ou le tic tac du réveil
Ou la sonnerie du téléphone sonnera:

Dimanche à 3h il sera 2h.

13/10/2015 : Chatelus, le Pas de l'Allier


Photo d' Yves Odasso (groupe 1)
Groupe 1 devant une grotte


Groupe 1 : pique-nique sous la bruine
Jackie Micoud (groupe 2), photos de En (groupe 2) 
Pas des Voutes - Pas de l'Allier 
Bonjour le brouillard. Nous partons du charmant petit village de Chatelus. Tout d'abord le large chemin est assez doux mais bientôt il devient assez raide au milieu des buis et des feuillus. Les arbres mouillés par la pluie de la nuit pleurent sur nos têtes.
Direction le Pas des Voutes. Dans le pays ce sentier est appelé le " sentier aux 36 contours". De magnifiques marches taillées dans la roche jalonnent le parcours. Le Pas est franchi. Direction la Plateforme où se fera la pose déjeuner. Mais les bonnes choses ont une fin. Il nous reste à franchir le pas de l'Allier.
Ce dernier est un sentier historique. En effet, il y a des siècles,l es gens avaient peur de franchir les gorges de la Bourne et de la Vernaison. Ils les trouvaient effrayantes. Aussi, la décision fut prise de passer par le plateau de l'Allier. D'où la création du sentier qui devint la voie la plus importante pour passer du Vercors dromois vers le Royans et la vallée de l'isère. Dès lors, on vit passer des centaines de chevaux, boeufs et mulets transportant le charbon de bois produit dans les forêts du Vercors. Pour le passage une redevance était payée au baron de Sassenage, Marquis de Pont-en-Royans. On dit même qu'il était surveillé.
De magnifiques murs de soutènnement témoignent de l'importance de ce passage.
Le sentier eut son utilité jusqu'à la construction en 1843 de la route des Grands Goulets. Les travaux durèrent 10 ans. A son ouverture les colporteurs et muletiers protestèrent vigoureusement car ils perdaient  ainsi leur gagne pain.. Le sentier fut, peu à peu, abandonné. Mais, de nos jours, il a repris une nouvelle vie et fait la joie des randonneurs.
Le brouillard persistant ne nous a pas permis de voir la grande et la petite Cornouse ,le vallon d'Echevis où coule la Vernaison, etc...
Le sentier balcon du retour est pittoresque : on devine de profonds précipices.
En parcourant ce sentier j'ai eu une pensée émue pour tous ces gens qui l'avaient foulé, avant moi , non pas pour le plaisir, mais tout simplement pour survivre.
Merci les Accompagnateurs. 
Le groupe 2 au Belvédère

Couleurs d'automne

Groupe 2 au Pas de l'Allier (1171m)
Gisèle Rigal (groupe 3), photo de Pierre Labbe (groupe 3) 
La pluie
Tout ce qui tombe du ciel est béni
Nous l'avons été du matin jusqu'à l'après midi
Et il n'y a pas que les branches qu'elle plie. 

Défilent le bleu le jaune l'orange de nos capuchons
A quatre pattes, jambes et bâtons nous avançons
Choisir la bonne pierre, nous retenir si nous glissons.

Pas une âme dehors, sauf nous
Tous crottés de boue
pour ne voir que le sentier bordé de cailloux.

Heureusement, notre mère vêtue d'un grand tablier nuageux

Silencieusement, veille sur nous de la terre jusqu'au cieux.

Contre la pluie, deux protections valent mieux qu'une !


06/10/2015 : Ceüse

Jackie Micoud (groupe 2), photos de Pierre Labbe 
Boucle dans la Montagne de Ceüse
Le nom Ceüse signifie "silex, caillou" en Occitan.
Le car dépose les groupes 1 et 2  en bas de la station de ski de Manteyer Ceüse.
Tout d'abord, nous descendons dans la forêt pour ensuite entamer une montée assez raide hors sentier. Lorsque nous arrivons sur les crêtes, nous trouvons une sente plus agréable. Passage au Pas du Loup (nous ne l'avons pas rencontré). Le panorama est exceptionnel sur la ville de Gap, sur tout le Dévoluy et même sur le Champsaur. Nous atteignons le Pic de Ceüse (2016m.) qui se caractérise par une très longue falaise abrupte. Le sommet est un vaste plateau herbeux. Un planeur passe. Nous descendons un peu plus bas rejoindre les trois autres groupes, dans un creux abrité, car sur les crêtes le vent souffle. Il est l'heure du pique nique.
La pose s'achève.Tout le monde repart. Nous avons du chemin à faire. C'est une suite de montées et de descentes, sur un sentier panoramique de toute beauté avec des vues superbes sur les montagnes. Les arbres ont revêtu leur parure d'automne. C'est un enchantement pour les yeux. Nous entendons des sonnailles. C'est un troupeau de moutons. Deux patous viennent vers nous et nous escortent. Je ne suis pas très rassurée mais ils ne sont pas menaçants. Ils ont compris que nous ne voulions pas de mal à leur troupeau.
Nous descendons confiants. Soudain l'animateur s’arrête "il faut monter, le sentier est au-dessus". Et nous voilà repartis pour une nouvelle grimpette. Ouf!!! le sommet est atteint. Nous surplombons la station de ski de Ceüse. Le car est en vue. Dernière descente dans la prairie.
Aujourd'hui, petit miracle, Robert ne s'est pas trompé de chemin. Robert, tiens le cap, tu es sur la bonne voie. Nous arriverons à faire de toi un animateur de premier plan.

Un grand merci VITO pour cette magnifique randonnée sans pluie, BIZARRE, BIZARRE !!!!!!


Panorama automnal

Le long de la falaise

Jeannine Revol (groupe 4), photos de Pierre Labbe
Origine du nom Ceüse
D'où viendrait le nom Céüse, nom d'une montagne que nous avons ( re) découvert mardi dans les Hautes Alpes, dans une ambiance certes automnale mais combien colorée de jaunes, de pourpres, de verts..
D'après Lou Trésor döu Felibrige (entrée " seuze, selze, selserou, salserou ) le nom de Céüse a pour origine le latin silex-icis,qui signifie "silex, caillou " en occitan.
Cette montagne, bel exemple de synclinal perché, abrite de belles falaises : un site d'escalade très connu des grimpeurs. Non seulement car c'est certainement l'une des plus belles falaises de France mais aussi car c'est là que se trouve l'une des voies les plus dures au monde, paraît t-il.
 Cf : Lou Trésor döu Felibrige est le grand dictionnaire de référence de la langue occitane composé par l'écrivain provençal de langue d'oc et prix nobel de liitérature Frédéric Mistral, qui a été publié en 1878..

Le groupe 4 en pleine forme
Le groupe 3 : dernier effort avant d'arriver au sommet des Marseillais
Gisèle Rigal (groupe 4), photos de Pierre Labbe
La beauté du monde
Le ciel tout habillé de brume et de soie flotte au dessus des champs en chaume
        Que c'est beau !
Le vent bougonne et grogne, bouscule nos corps emmitouflés
  Que c'est bon !
Voilà le soleil qui l'après-midi cligne de l’œil presque fermé
  Que c'est chaud ! 
A t-on remarqué les couleurs, s'arrêter, regarder le rouille l'or le sang et l'ambre
Mais que c'est beau !
Cesser de geindre après ses ongles, ses sous, ses orteils douloureux de cors et de clous
Marchons, trottons, galopons...
Mais que c'est bon !
Dans le car faire la basse et s'égosiller, donner le rythme, souffler dans les tuyaux
Faire vibrer toutes les cordes, dehors d'un ciel soudain sombre la pluie se déverse
Nous d'y avoir échappé rions à gorge déployée
Mais que c'est doux !
Mettre en balance nos chagrins avec la beauté du monde
Qui l'oserait !
Paysage de début d'automne


Photo de Nicole Beauvy (groupe 2)


Le groupe 2 au pic de Ceüse


Une video de Pierre Labbe (groupe 3) : cliquez ici !