23/02/2016 : Du lac de St André à Barreaux

Texte de Jacky Micoud (groupe A) photos de Christian Ceuninck (groupe B)
En ce mardi 23 février, petit crachin et brouillard font partie du décor.
Départ du lac St André classé "grand site du département". Havre de charme, au milieu des vignes, il abrite de nombreux oiseaux, insectes et plantes. Après l'avoir contourné nous prenons de la hauteur. Le brouillard se déchire. Un instant j'ai le temps d'admirer la haute 
muraille du Granier. De gros rochers dans les champs attestent de ses nombreux éboulements au cours des siècles.
Bellecombe est en vue. Heureusement car une pluie insidieuse se met à tomber. Un appenti et le four communal nous serviront d'abri. Repas dans la joie et la bonne humeur. Distribution habituelle de friandises dont un excellent gâteau chocolat courgette dont vous devriez trouver la recette dans le blog. Avant de repartir nous prenons le temps de
contempler les restes du château delphinal. Celui-ci, perché à plus de 300 m d'altitude, occupait une place prépondérante pour surveiller la vallée. Dauphinois et Savoyards se sont battus pendant plus de 300 ans pour sa possession. On en trouve trace dès 1073.
La pluie est partie faire sa petite sieste. Nous en profitons pour reprendre la route vers le but ultime de la journée : Fort Barraux. La construction de ce fort est commencée le 24 août 1597 par le Duc de Savoie Charles Emmanuel 1er pour assurer la défense de la vallée du
Grésivaudan. Le fort est pris par Lesdiguières le 15 mars 1598. Conçu par l'architecte piémontais Ercole Négro il a subi plusieurs modifications au XVIIème siècle avant d'être profondément remanié par Vauban de 1692 à 1698. Il a également servi de prison pendant la révolution et même au moment des deux guerres mondiales. Désaffecté en 1985 le fort est inscrit aux monuments historiques. La double porte monumentale est ouverte. Nous entrons mais on nous fait vite comprendre qu'il faut quitter les lieux : les militaires sont en exercice. Descente jusqu'au village de Barraux où nous attend Patrick. Crottés, mais heureux, après cette agréable randonnée hivernale. Merci Christian.
P.S :   C P T  (1 + 2 = A)  Après une nuit blanche je n'ai toujours pas compris. Einstein Au Secours !!!!!


Pique-nique tous groupes réunis à Bellecombe

Pique-nique tous groupes réunis à Bellecombe
Texte de Gisèle Rigal (groupe B) 
Réflexions en marchant
Il faut partir, s'ébrouer, s'échauffer, ne pas traîner... on se parle à soi même, on parle à son cœur, on se dit  ne sois pas triste admire et le dire et redire : plaisir, admiration, rire, fou rire, admire c'est beau le paysage dans la brume, le soleil naissant, profite avant que sa langue acérée d'Août morde ta peau... Est-ce qu'on peut choisir l'abeille, le rossignol, le merle, la perdrix peut être saurait-on choisir mais on n'a pas le choix tout est là et si tu t'émeus mon cœur n'aie pas honte, ne tremble pas d'être si petit, il se peut que le rire crie sur le désespoir ou les petits soucis ou sur rien après tout... Splendides les cascades, les feuilles rousses encore accrochées sur les chênes, les verts buissons, oh ! et là un immense bouquet de primevères. Un souffle de brise fait ici moins de bruit que les conversations avides de l'un, l'autre chacun son tour. La moindre goutte d'eau brille plus clair que mille sources, ce que l'un dit l'autre le redira depuis mille et mille ans que l'homme se ressemble,  jeune, toujours nouveau... pour quelques heures, il y a dix, vingt, trente ans c'est de plus en plus hier n'est ce pas, rassure moi, nous étions en fleurs puis en cloque avant d'être en loques...Nous avons la tête pleine d'images, de visages, de souvenirs mais comment fait on pour tout mettre dans notre petite boîte crânienne et pourtant nous ne sommes pas encore arrivés, nous n'avons pas encore attrapés l'horizon... oui mon cœur, on n'a pas  fini et tout est à continuer... la nuit va tomber admire les fleurs du ciel, à chacune sa lueur, sa brillance c'est beau la vie. Admire celui qui parle, que sa parole soit une joie, une ombre bienheureuse où reposer ta solitude....

Texte de Jeannine Revol (groupe C) 
Nous débutons aussi par le contour du lac Saint André, un rayon de soleil se mirant dans cette eau tranquille nous donne de l'allant. La zone humide de ce lac fait l'objet de mesures de protection afin de préserver ce cadre naturel d'exception (le nénuphar blanc par exemple).
Christian PT avait précisé l'important éboulement du Granier en 1248 qui laissa des terrains couverts de rochers et parsemés de petits lacs. Le défrichement s'étala sur 7 siècles.
Nous atteignons la croix Saint André, le secteur des Abymes à nos pieds, défriché et remodelé pour planter la vigne. Le brouillard nous cache la vue.
Bellecombe apparaît avec les ruines de son château. Nous cassons la croûte avec les  2 autres groupes , à l'abri des auvents de fortune car la pluie se fait menaçante.
Mais la bonne ambiance y est !
Voilà encore une  balade intéressante pour la (re)découverte des ressources patrimoniales de la région, la commune de Chapareillan avec ses granges immenses, ses maisons imposantes, son activité basée autour de la vigne et même une exploitation hélicole " les escargots de Chartreuse" élevage à 700 mètres d'altitude !!
Notre périple se termine avec les autres groupes par le tour extérieur de Fort BARRAUX.
Merci à Séraphine !!   Merci à tous.

16/02/2016 : Virignin (Ain)

Texte de Jacky Micoud (groupes 1 et 2) photos de Nicole Beauvy (groupes 1 et 2)
Aujourd'hui, 16 février, le groupe 2 s'est pacsé avec le groupe 1. Comment va se passer la cohabitation ?
Sentier sympa dans la forêt. Les arbres moussus donnent un petit air irréel. La grimpette se fait plus raide. Quelques passages avec les mains, rien d'inquiétant, nous amènent à un premier belvédère qui nous permet de mettre un nom sur les monts et collines qui attirent notre regard. Nous parvenons sur la crête. Un vaste espace surplombant la plaine où,
paresseusement, s'étire le Rhône, nous accueille pour la pause déjeuner.
Le soleil montre le bout de son nez.
Malheureusement, il faut recharger la mule. Pas question de lézarder plus longtemps. Petit bémol : un long cheminement sur la route et c'est avec plaisir que nous retrouvons un sentier. Quelques kilomètres plus loin, à travers la dense végétation, la Chartreuse de Pierre Châtel. Ancien château fort des Comtes de Savoie sa position sur un éperon rocheux, accessible en un seul point, lui a donné un rôle stratégique qui lui permettait de contrôler la route passant par le Rhône et qui menait au Piémont. Il devient la résidence d'Amédée III de Savoie, jusqu'à Pierre II.
En 1383 Amédée VI de Savoie le lègue à l'ordre des Chartreux. Le Prieur d'Aillon dans les Bauges devient le Commandant de la forteresse. En 1825 on y construit le fort. Démilitarisé en 1935 il est vendu aux enchères. Depuis le 1 er février 1996 il est classé au titre de monument historique. Propriété privée, l'accès en est interdit. Dommage.
J'ai du mal à détacher mes yeux de cet imposant ouvrage mais il faut redescendre sur Virignin où nous attend Patrick au volant de son car.
J'ai la réponse à mon questionnement du début : le ménage à treize a bien fonctionné. Sous la houlette de notre Robert national le groupe 1 a gentiment adopté la vitesse du groupe 2. Sympa les copains !!!!
A mardi pour d'autres aventures.
P.S - Vito merci pour les bonbons.



Vue sur le Rhône

Pique nique des groupes 1 et 2

Pierre Chatel

Texte de Gisèle Rigal  (groupe 3) photos de Christian Ceuninck (groupe 3)
La terre un trésor
Tous les mardis nous roulons, traversons, marchons, trottinons sur un trésor... la terre. Nous nous rappelons les paroles rabâchées par nos pères, il fallait la labourer, la retourner...et quand nous convoquons nos souvenirs ou nos lectures nous revoyons le soc qui en ressortait luisant comme l'argent, quelque fois lourd de glaise, quelque fois arrachant la pierre et rayant le rocher. Qui l'a retourné la terre, qui en a secoué la poussière à la chaleur du plein été, qui l'a bêchée avec la fourche, la pelle... nous nous asseyons sur elle le temps du casse croûte et nous relevons avec les fesses fraîches, nous nous y agenouillons pour gravir un rocher, nous nous y allongeons pour faire une courte sieste. Nous la prions comme l'oiseau mendie sa mère, donne tes fruits, nourris les tiges et la racine, fleuris les fleurs...nous tendons la main, secouons l'arbre, ouvrons la bouche... Les paysans sèment,  nous ne les voyons pas mais nous découvrons l'odeur de la sève et de la fleur du blé...ils la labourent, ils la creusent, ils la retournent, se servent de la lune, des jours, des saisons. Ils attendent la pluie et le soleil de Juin, les fortes gelées comme il faut les craindre et la neige en son temps. Le blé fin Mai monte, vert et tendre, l'averse l'arrose, le soleil le bénit avec le chant du merle : merveille. La terre garde tout ce qu'on lui confie et transforme même en trésor nos déchets ! Elle les enfouit et parfois les restitue...que fera t-telle des sachets plastiques, canettes, verres inaltérables dans cinq ou mille ans? Pauvres ou riches trésors, qui les déchiffrera, qui se demandera d'où viennent ces objets, de quel temps ils sont, à quoi ils servaient? Comment nous décrirons ils?
Nous la regardons  dessus, l' imaginons dessous...la scrutons grasse avec ses graviers, luisante, fraîche et pleine de promesses. Nous la regardons rousse et blonde, sableuse et presque blanche, nous nous y enfonçons, ou bien elle est sèche, rétive et pauvre quand les racines du bouleau s'accrochent et la dévorent.Nous la voyons nue, lisse et comme indifférente à l'eau qui lui glisse dessus, nous la découvrons en hiver en robe de labour noire et la mémoire courre sur les cailloux à fleur de sol, la mémoire comme un murmure. Nous marchons sur la terre, elle porte nos pas, nous allons au dessus du sol comme un vol d'alouettes et même si nous pleurons, nous crachons, nous pissons dessus elle nous supporte, ni l'espace ni la distance nous engloutissent.  Bientôt,elle nous offrira des pissenlits et des jonquilles et nous la regarderons encore comme une première fois.


Pique nique des groupes 3 et 4

Panafoud !
Photo d' Yves Odasso Ceuninck (groupes 1 et 2)
ça monte encore !!!
Autre texte de Gisèle Rigal  (groupe 3)
Les bonbons (lettre à Simone)
Marie Pierre absente confie les bonbons à Simone. Simone malade confie les bonbons à Vito avec beaucoup de recommandations. Elle a une grippe carabinée  une forte fièvre et un traitement de cheval. Elle ne randonnera pas aujourd'hui, avant qu'il parte mardi matin de bonne heure, du fond de son lit elle s'efforce malgré sa faiblesse de lui faire mille recommandations : "tu les mets au dessus de ton sac, n'oublie pas, dès le retour de la rando tu les installes sous tes yeux, fais attention tu risques d'être accaparé par l'un ou l'autre, distrait peut être par Ange ou Robert qui n'en loupent pas une, reste bien concentré et répète toi mes paroles plusieurs fois dans la journée : Simone m'a dit de ne pas oublier les bonbons, Simone...Il y en a c'est sûr un pour chacun et sûrement deux pour les plus gourmands. Est-ce qu'il y a bien les bonbons à la menthe glacée pour Jean, des caramels pour René, et ceux à la pie qui chantent pour Louis, vérifie, n'oublie pas, je COMPTE sur toi!"
Simone on ne peut pas te laisser dans l'incertitude, si, si il a oublié. Les bonbons sont restés bien rangés dans la soute et devant notre désarroi il n'a pensé qu'à lui, les reproches que tu allais lui faire, comment il allait justifier la trahison de ta confiance. T'affronter? -Impossible! Alors il a commencé à échafauder des plans...Ah Simone décidément on ne peut pas compter sur ...là on est pas d'accord on les aime trop pour dire ce genre de bêtise.
Signé : des amis Astasiens qui vous veulent du bien.

09/02/2016 : Autour de Belmont (journée des bugnes)

Texte de Jacky Micoud (groupe 2) photos de Pierre Labbe (groupe 3)
En ce mardi 9 février direction Belmont dans les terres froides. La météo est un peu inquiétante mais, néanmoins, nous restons confiants.
Petite randonnée de 11 km. et quelques 300 m. de dénivelée, par monts et par vaux.
A 1 km du retour sur le village, Denise, notre animatrice, nous improvise un petit parcours du combattant : crapahutage sur pente glissante puis, tous à plat ventre pour franchissement de barbelés. Moment de franche rigolade.
Enfin, voici la salle des fêtes de Belmont où nous attendent les autres groupes impatients. La faim les tenaille mais surtout la soif !!!.
Les hommes ont été chargés d'apporter les boissons (je dois dire qu'ils n'ont pas lésiné). Les femmes, au fourneau ! pour de bonnes bugnes craquantes ou moelleuses, mardi gras oblige.
La bunuyi, terme ancien désignant ce beignet délicieux, était, à l'origine, une spécialité du Dûché de Savoie mais, dans la Rome Antique, on la dégustait déjà. Elle marquait le début du carême pour les catholiques. Rabelais, fin gourmet et médecin, en fait l'apologie dans
son Pantagruel publié en 1532.
Les estomacs enfin sustentés, notre président entonne la chanson fétiche de l'Asta, Etoile des Neiges, suivi par la joyeuse assemblée puis vient le tour de Pierre, notre chanteur d'opéra qui nous envoûte de sa belle voix grave suivi de Fanafoud qui reste fidèle à ses chansons russes enfin, Tony nous amuse avec sa Tantina de Burgos.
Mais les bonnes choses ont une fin. Il est temps de regagner nos pénates. Ce n'est qu'un au revoir. Mardi prochain nous retrouverons copains et copines pour d'autres randonnées découvertes.
Merci à nos dévoués accompagnateurs sans qui les choses ne seraient que ce qu'elles sont.


Belle maison du Dauphiné

Doux paysage du Nord-Isère

Rencontre amicale



Un vrai Capitaine Haddock

Jean chanteur inspiré !


02/02/2016 : Compostelle, du Grand Lemps à Faramans


Texte de Jeannine Revol (groupe 4) photos de Pierre Labbe (groupe 3)

Composé de 7 personnes dont notre'animateur Roland P., le groupe démarre allègrement, comme tous les groupes au GRAND LEMPS, dans une ambiance printanière et paisible.
Comme dit notre animateur " on écoute le silence ".
Cette randonnée  nous fait découvrir combien cette région est riche de maisons de châtelains : le château de Villandières, la maison forte de Montgontier, le château de Pointières... Elle nous fait aussi apprécier l'hospitalité des gens habitant sur le chemin de Compostelle, tel ce vieux monsieur qui nous  offre  un verre de vin blanc du cépage Noah, vin au goût musqué !!
Les hameaux clairsemés aux maisons en pisé ont des  murs remarquables par leur structure de galets et de briques, ces dernières pour absorber l'humidité.
La journée se termine à La Côte Saint André. Nous avons pu apprécier quelques édifices : le château de LOUIS XI où se déroule chaque année le festival Berlioz, l'église, les halles. Une figurine de Johan Barthod Jongkind, aquarelliste nous fait un clin d'oeil, le père Jonquille, appelé ainsi par les enfants de  cette ville, où il séjourna. 
Belle randonnée après 16 kms et peu de dénivelé, dans la campagne découverte de la plaine de la Bièvre. Merci à Roland.  Merci à tous .


Oeuvre de Jongkind

Sur le chemin
Texte de Jacky Micoud (groupe 2) photo de Pierre Labbe (groupe 3)
En cette journée printanière j'ai du mal à croire que nous sommes au mois de février. La nature a perdu la boule. Notre animateur est cool cool. C'est super. Merci Christian.
En passant à La Frette j'ai retrouvé l'esprit du chemin que j'avais déjà rencontré lors de mon périple sur le chemin du Puy. Un charmant monsieur nous a invité à boire le godet de l'amitié : un petit vin blanc de sa fabrication, à même le tonneau. Sympa dans ce monde de brutes.
Aussi, ami astasien, prend ta besace et ton bourdon et pars pour Santiago.
Quelles que soient nos motivations  le chemin n'appartient à personne. Il porte nos rêves d'évasion, la joie de marcher sur les traces de nos valeureux prédécesseurs.
Sur le chemin tout est admiration et sympathie au hasard des rencontres, ces mains tendues pour nous offrir quelques fruits ou de l'eau fraîche, ces automobilistes qui klaxonnent pour saluer notre courage, ce parisien et ses ampoules aux pieds qui continue à avancer malgré ses souffrances.
C'est tout cela qui fait du Camino de Santiago des instants inoubliables. Le seul but du pélerin est d'arriver jusqu'au bout mais lorsque tu parviendras au Monte Do Gobo (le Mont de la Joie), avant de plonger sur la ville, ta marche se fera plus lente pour ne pas arriver
trop vite car, lorsque, sur la place de la cathédrale, tu poseras le pied sur la coquille symbolisant le kilomètre zéro du chemin, le rêve s'achèvera, ce sera la fin de ton Champ de l'Etoile.

Pause banane du groupe 3

Photo d' Yves Odasso (groupe 1)

Pique-nique du groupe 1  à La Côte St André



26/01/2016 : De Rovon à Cognin-les-Gorges

Texte de Jacky Micoud (groupe 2) photos d' Yves Odasso (groupe 1)
En ce 26 janvier nous rejoignons Rovon. Les groupes se forment. Après la traversée du village échauffement avec quelques kilomètres de plat mais, bientôt, la montée s'offre à notre regard.
Nous cheminons parmi les arbres entièrement recouverts de lichens. Cela pourrait être la toile de fond d'un film fantastique. A l'approche des gorges du Gorgonnet un bruit assourdissant : la Drevenne impétueuse descend du col de Romeyère où elle prend sa source. Accompagnée de 7 affluents elle rejoint la vallée par des vallons inaccessibles. Sur la droite je remarque deux tufières ruisselantes.
Dans cet environnement très humide poussent la fougère capillaire et la fougère langue de cerf. Passage à Pied Aigü par le saut de la vache. L'arrêt repas se fera chez Rochas, bâtisse
 depuis longtemps à l'état d'abandon. Mais les bonnes choses ont une fin. Il faut repartir. Pas le temps de faire la sieste. Direction les Gorges du Nan (torrent issu des
contreforts ouest du Vercors). Nous rejoignons la pittoresque route en corniche qui relie Cognin à Malleval. Cette dernière, taillée dans la roche, a été achevée en 1894. Enfin, but final, nous plongeons sur l'agréable sentier des gorges où nous entendons gronder le tumultueux Nan qui, de petites cascades, en vasques d'une eau cristalline, serpente
jusqu'au village.
A l'entrée de Cognin nous passons devant la pierre à dime : mesure à grain médiévale. Elle est composée de 2 cavités taillées dans un bloc de pierre. Selon la tradition la grande cavité représentait la part du seigneur. La petite était attribuée aux serviteurs. Il s'agissait, plus
vraisemblablement d'une pierre pour mesurer d'un côté le grain et de l'autre la farine. Un peu plus loin belle église romane qui a conservé son chœur datant du Moyen Age..
Très belle randonnée au parcours varié sous un soleil printanier. Merci aux Christian.



Pique-nique du GR1 au soleil à Malleval
Le groupe 1 devant le gisant de Malleval
Photos de Pierre Labbe (groupe 4)
Groupe 4 à l'écoute de Christian

La forêt moussue

Video de Pierre Labbe (groupe 4)
La pause banane : cliquez ici ! 

19/01/2016 : Compostelle, du Vieux St Ondras au Grand Lemps

Texte de Jeanne Le Bihan (groupe 3) photo de Pierre Labbe (groupe 3)
1ère randonnée sur la neige (thème imposé par Christian), mais aussi Etape 8, chemin de St Jacques de Compostelle, Saveurs et Liqueurs, Patrimoine…
Départ du Parking MC2 à 7 h 30, sous les 1ers flocons de neige grenoblois. Nous sommes 44 dans le bus, plus nombreux que mardi dernier - St Jacques attire les randonneurs. Arrivés à Saint-Ondras, nous découvrons que les paysages sont plus enneigés qu’aux alentours de Grenoble. La randonnée est facile et bien menée par Jacques mais aussi par Pierre et René qui donnent la cadence. Les groupes 1 et 2 ont fini par accélérer le pas et nous tenir à distance. Le groupe 4 n’est pas loin et nous allons donc faire la « pause banane », la pause déjeuner ensemble et nous ne nous quitterons plus.
Entre-temps, Mireille aura fait saliver quelques-unes en nous décrivant sa recette de la potée : du chou bien sûr mais aussi un jambonneau et 2 saucisses fumées pour parfumer. Si vous voulez vous lancer, il faudra lui demander plus de détails via la rubrique « recettes » du blog. Le groupe 3 devrait d’ailleurs l’« alimenter » régulièrement car il y a des cordons bleus !
Déjeuner sympathique dans un lotissement, à un croisement de chemins. René nous offre « L’immortelle » et Jean-Pierre (qui nous a rejoints la semaine dernière et a bien compris le fonctionnement du groupe) propose du Génépi, Mireille la pâte de coing et Angèle un cake aux raisins.
Nous allons terminer la randonnée par une visite du patrimoine. Après avoir longé le mur du Monastère Chartreux de la Sylve Bénite, nous nous dirigeons, sur les conseils de Christian, vers une « grange très caractéristique ». Il s’agit de la Grange Dimière de Sylve Bénite, une ancienne dépendance du monastère qui date de 1655.
A mon avis, ce sera l’objet de « la question » de mardi prochain, alors Groupes 1 et 2, cliquez ici : www.grangedimiere.com si vous voulez donner la bonne réponse !


La Grange Dimière


Texte de Jacky Micoud (groupe 2) photos de Robert Selbmann (groupe 1) et de Pierre Labbe (groupe 3)

Km 22 : le groupe 1 cherche le car ?
Suite de l'histoire du sentier.
Dans les années 1140 la moyenne journalière n'était pas loin des 60 km. Les étapes de nos jours se situent entre 20 et 30 km/jour.
En dehors de la démarche spirituelle il y avait beaucoup de motifs de départ qui ont, de nos jours, disparus mais qui étaient surprenants. Il existait le pèlerinage judiciaire : une juridiction laïque pouvait infliger comme sanction pénale le pèlerinage. C'était surtout le cas
pour des crimes aux circonstances atténuantes, notamment justifiés par la légitime défense, ou non intentionnelles. Les incendiaires pouvaient demander leur pardon à Jérusalem ou à St Jacques de Compostelle puis rester un an dans ces villes. Le condamné devait effectuer le parcours pieds nus et sans chemise. La tradition est reprise depuis quelques temps aux Pays Bas où une association s'occupant de mineurs délinquants les accompagne dans un pèlerinage, quelquefois Compostelle. Il existait également des pèlerinages effectués pour le compte d'autrui. Il pouvait s'agir de pèlerinages demandés par testament qu'un héritier
devait accomplir au nom d'un testateur qui n'avait pu remplir son vœu de son vivant. Le pèlerinage pouvait également être réalisé à titre onéreux pour le compte d'un tiers qui était dans l'incapacité de faire le voyage lui-même.
De nos jours le chemin est parcouru par des pèlerins aux motivations très diverses : spiritualité, amour de la marche et de la nature, par défi ou simplement par curiosité.
Lors de mon parcours j'ai rencontré un Grenoblois jouant de l'accordéon au coin d'une église pour pouvoir se nourrir et se loger tout au long du chemin !



Le pèlerin de St Jacques

Le chemin...
Texte de Gisèle Rigal (groupe 3), photo de Josette Misandeau (groupe 4) 
Dans le guide "Conty" des années vingts, ancêtre du GPS, on trouvait des itinéraires par routes, chemins de fer, des listes d'hôtels, cafés...des renseignements tels que horaires...conseils...  comme à mardi montagne, mais aussi le tarif du guide et du mulet ! Le bâton était une nécessité absolue, en frêne, il devait mesurer au moins 2 m pour servir de perche et franchir les torrents. Le guide, indispensable pour indiquer le chemin, pouvait porter les bagages à condition de le régaler d'un bon repas et d'un cigare ! La marche: le secret était de marcher doucement et avec cadence sinon on risquait de se fatiguer et de s'essouffler, l'important était que la circulation du sang ne soit pas trop accélérée il fallait donc marcher à petits pas, penché en avant, les jambes fléchies, s'arrêter de temps en temps mais sans s'asseoir car il y avait le fameux danger d'attraper un chaud - froid...
Pour aller au Grand Lemps il fallait prendre le Paris-Grenoble trajet: de 10 à 14 heures ! En partant de Lyon Perrache on se dirigeait vers la vallée de la Bourbe, Bourgoin, La tour du Pin, Saint André le Gaz et on atteignait le Grand Lemps (1900 habitants) où il y avait d'importantes fabriques de liqueurs. Ensuite on se dirigeait vers Charavines, le train traversait la plaine de la Fure qui renfermait de nombreuses manufactures de soie, des papeteries, des scieries et des taillanderies ( je n'ai pas trouvé ce que c'était). C'est en remarquant hier, ( avec Marie Thérèse Jay) les anciens bâtiments de ces manufactures que j'ai eu l'idée de chercher dans le guide. Au Sud, le lac de Paladru aux eaux excellentes pour la peau (vous le saviez ?). Les rives du lac très poissonneux étaient boisées, au moyen âge s'y trouvait la riche ville D'Ars qui fut engloutie dans le lac et tout près également les ruines de la Chartreuse de Sylve Bénite, elle fut fondée au 12 ème siècle par Thierry, fils naturel de Frédéric de Barberousse.
En voiture d'abord, et puis, allez hue!!!


Magnifique trompe-l’œil au Grand Lemps

12/01/2016 : Pays des Abrets

Texte de Jacky Micoud (groupe 2) photos de Pierre Labbe (groupe 3)

En ce mardi 12 janvier direction le Nord Isère et plus particulièrement Didier de la Tour, commune classée espace naturel sensible avec ses nombreux lacs et tourbières.
On trouve trace de ce lieu dès l'an 893. Les habitants sont des Cassolards. Derrière ce nom particulier se cachent deux versions. La première : au 15ème s. le lieu s'appelait "essards chassoler", essard voulant dire terrain défriché et chassoler terrain divisé en lotissements pour construire des maisons. Ces terrains deviennent des "cassolières" puis des cassoles.
La seconde version me plait mieux : le long de la route qui relie St Didier et St André le Gaz se trouvait un point d'eau où était accrochée une casserole (en patois cassole). Les gens de passage pouvaient s'y désaltérer. Ce lieu de rencontre devient alors la "cassole" et les
habitants par extension les cassolards. A vous de choisir votre version.
Nous cheminons allègrement avec des passages sur routes et sentiers, des montées et des descentes. Dans son écrin de verdure le lac St Félix.
Pour la pose déjeuner à Fitilieu, Jean, notre président, nous attend derrière le bar du terrain de sport, une bouteille d'anisette dans une main et des papillotes dans l'autre. Il s'agit de fêter dignement son anniversaire. Merci Jean et bon anniversaire.
Nous reprenons la route pour Les Abrets. En ce qui concerne ce village le nom Abrets vient de Albrez Albretum, ce qui signifie relatif à l'arbre. Cet endroit arboré aurait été donné vers l'an 1124 aux "pauvres chevaliers du christ" que l'on connait mieux sous le nom de Templiers. Ils y installèrent une commanderie.
Et voilà, après 22km. la boucle est bouclée. Nous prenons le chemin du retour contents. Une fois de plus la pluie nous a épargnés.



Paysage de la campagne des Abrets
Etang Malseroud
Texte et photo de Jean-Pierre Blanc (groupe 3) (le petit nouveau du jour !) 
Comme promis ,je vous mets un petit mot sur le blog pour vous remercier pour l'accueil chaleureux et sympa que vous m'avez réservé. Grace à vous je vais avoir une nouvelle activité pour occuper mes longues journées sans travail. Je vous joins une photo de ma première pause banane. Dès mardi je vais mettre des produits dopants... dans mon sac pour la pause de midi car je me suis aperçu que certaines personnes avaient plus chaud après !!!!! Je vous souhaite une bonne fin de semaine et à mardi
Prêts à repartir (ou presque) après le pique-nique
Photos de Josette Misandeau (groupe 3) 
Reflets dans l'eau

Etang Tapon, lieu du pique-nique groupes 3 et 4