03/07/2018 : Belledonne - Les Vans

Texte de Gisèle Rigal - groupe 4, photos d'Anne Persillon - groupe 4 

Juillet, chaud.Très chaud.
C'est l'été. Le réchauffement climatique ? Depuis plusieurs étés, ça chauffe. Au commencement le réchauffement était timide. Il avançait à pas de loup, légèrement, indiciblement. Alertes, canicule, on n’en est plus là, c'est un fait, on est sur la mauvaise pente. D'abord les hirondelles ont décidé de passer l'hiver en France, et puis les étés ont mis les bouchées doubles, ils sont devenus irrespirables. Un mauvais moment à passer ? Le thermomètre finira bien par revenir à la normale cet automne ? Oui, mais l'automne, maintenant n'est plus qu'en novembre !Il faut attendre.
Ce matin, sur la pointe des pieds, les sacs alourdis de bouteilles d'eau on va voir si là-haut, il fait moins chaud. Si on doit dire adieu à la blancheur de la neige, l'étincellement des cimes éternelles. Direction Chamrousse-Le Recoin.
C'est dans cet endroit que s'est développé vers 1890 le ski dans la région, permettant à Chamrousse d'accueillir le ski alpin lors des Jeux Olympique de 1968. L'origine du nom Chamrousse ? -Champ roux- pas du tout, même si aujourd'hui les pentes sont rosies par les rhododendrons à profusion. Cham, "calm" a le sens de lande, plateau.Rousse, "rocc" celui de rocca, rocher, roches. Et ça donne" plateau de rochers". Et des rochers nos pieds en ont mangé toute la journée. Mais d'abord, on marche dans des pâturages d'altitude, humides et chauds, où les fleurs s'épanouissent, et où les cours d'eau s'échappent de partout, nous accompagnant jusqu'au lac des Pourettes.
Marie Françoise nous guide, pas seulement pour nous montrer le chemin que l'on devrait suivre au pied de la lettre. Cela serait sans compter sur nos toujours, joyeux gais lurons. Elle fait partie des personnes qui luttent pour que les mots fassent encore penser. C'est aussi à ça que sert la marche en groupe. Sinon on plongerait facilement dans la torpeur du conformisme, prisonnier de nos habitudes, d'interdits intériorisés, traditions mutilantes... la routine aurait vite fait de nous priver de la liberté de réfléchir par nous-mêmes. Car il n'est pas interdit à intervalles réguliers de lever le pied, avant de regarder où on les met. On crapahute, on glisse, on se cogne, on se hisse dans la nature sauvage. Le soleil se couche littéralement sur nous, lourd, chaud, dégoulinant pourtant il ne nous empêche pas d'arriver aux lacs Robert puis après petite grimpette jusqu'au col de Lessines. Le groupe 3 se prélasse, on s'en éloigne légèrement pour pique-niquer à notre tour et paresser. Chaque souffle nous apporte un parfum, chaque pierre sa couleur, chaque feuille son essence dans l'étincelle rouge de soleil. On finira par le reprendre ce chemin à main gauche celui qui descend vers les lacs. Rocailles, pierrailles, caillasses tout y passe, on va, on marche, on se courbe, on se redresse avec du mal...on siffle, on rit, on se lasse, on tombe, on se relève pour atteindre enfin, le col de la Botte. On a vu plein de petits lacs, on laisse le col de l'Infernet et le lac du même nom et on finit par débouler au lac Achard. On musarde un instant pour reprendre de plus belle. Est-ce loin, encore ? On se dit qu'à un moment ou un autre on finira bien par arriver à la Roche Béranger.
Et on y arrive, et pas les derniers.
Dites, mais dites-moi, que vous avez aimé cette randonnée, et les montagnes magnifiques à voir toutes recouvertes du corail de l'été. Merci à toutes et tous.
Lac Achard

Lacs Robert


26/06/2018 : Ecrins - lac d'Arsine

Texte de Gisèle Rigal - groupe 3

Au paradis
Séraphine a dit : Villar d'Arène, pont d'Arsine, col d'Arsine, lac d'Arsine. Comme ça sur le papier on ne peut pas savoir que c'est le paradis ou quelque chose qui y ressemble. On peut le situer sur une carte : Grenoble, ici. Briançon, là. D'un côté la région Rhône Alpes Auvergne, de l'autre Provence Alpes Côte d'Azur. L'azur on l'attend dans le ciel il est annoncé.  Les colosses de roches enneigés dans le massif des Ecrins, on les imagine seulement.
Le car lancé à belle allure fend les paysages, barrages, les forêts de hêtres, épicéas avant qu'on puisse mettre pied à terre.
Un groupe part du côté des sources de la Romanche. Les trois autres, de l'autre, celui de la Durance.
La montagne peut s'ouvrir sous nos pas. Et nous, très vite, s'ébaubir du cortège floral des pelouses. Petites taches orange, mauve, rose, jaune qu'on se contente de voir et parfois qu'on cherche à identifier, trolles, anémones, gentianes, pensées des Alpes...sur de petits promontoires de roches, des bouquets de saxifrages, campanules sur les éboulis ??? On monte, on trime comme le conifère prostré au sol, apeuré par le vent. Lui, c'est à longueur d'année, nous seulement tous les mardis. La pente est rude, un peu plus pour certains que pour d'autres. S'oublier. Méditer sur le paysage, leçon de choses. Avancer dans une véritable corne d'abondance, belle, plantureuse. Le poids du monde alors diminue, pas un bruit, à peine un murmure. Le monde est loin, mais pas celui des tout petits, mouches, papillons, pas celui du sensible qui parle à l'oreille. On franchit le ruisseau, on se retrouve dans une tourbière couleur de feu, on passe et repasse. Encore un effort, le sentier s'élève pour enfin retrouver les prairies et les marmottes lascives, nonchalantes. Tout juste si elles bougent pour nous laisser passer. Seraient-elles sous benzo ?
Ici, là-haut, on cherche le nom des sommets. "C'est beau" c'est tout ce que l'on sait dire. Col D'Arsine, un peu de neige. Georges " papa poule" nous trouve un abri et nous propose de passer à table autour des rochers ou sur un tapis de... est-ce des sphaignes ? Fini les _pourquoi_ on les remplace depuis quelque temps par des _qu'est-ce que c'est_
Après la détente on remet ça car la descente est annoncée, longue et pentue. Elle sera longue et pentue, nos genoux, pieds en savent quelque chose. Mais très vite, plus de préoccupations nous ne savons plus où donner de la tête tant les impressions sont à leur comble. On est enfin au pied du Dragon et des Agneaux tant réclamés, au pied du torrent le Rif de la Planche d'une couleur improbable qu’on n’aurait pas oser poser sur une aquarelle."La farine glaciaire" en suspension, usure des roches donne à l'eau sa couleur laiteuse, turquoise. Elle se mélange à la fonte des névés qui enlacent le torrent avant de le transformer en une multitude de petits lacs bleus, verts, roux ceinturés de rhododendrons rouge carmin à foison. Comment avancer. On veut rester là et que ce moment dure toujours.
Et pourtant, faut y aller, descendre encore et encore à travers les blocs de rochers pour enfin laisser torrents et ruisseaux. On traverse sur la passerelle du Casset la Cruissane, est-ce elle qui donnera la grande rivière la Durance? On avance, on avance, on finit par se trouver à l'abri du soleil en traversant une forêt de mélèzes et enfin rejoindre des prairies touffues de sainfoin, géraniums sauvages et milliers de fleurs des champs.
Pas de course ? Il le faut, notre temps est compté. Mais on prend quand même le temps de s'arrêter au bistrot du hameau du Casset...pas belle la vie?

Merci à tous les animateurs. Georges, qui au dernier moment, a pris haut la main le groupe 3.
Séraphine, cette randonnée si tu savais comme on l'attendait, on l'a dégustée comme un bonbon sur la langue, en le faisant durer le plus qu'on a pu...on en gardera le goût longtemps.
Merci Roland, Éliane, Denise, Jean Jacques et Yves et Denise F et, et... Est-ce que nos mines réjouies de tant de bonheur vous suffisent-elles ?

Photos de Gérard Ducey - groupe 2




Photos de Marie-Chantal Arnaud Goddet – Groupe 1



Photos de Jean-Jacques Saharoff - Groupe 3



19/06/2018 : Vercors - La Lunette

Texte de Nora Villiot - groupe 2

Mais qu'allait-on faire dans cette galère ? Patrice voulait nous montrer à tout prix la LUNETTE, curiosité géographique que la nature a façonnée.
Et c'est là que notre calvaire a commencé. On a grimpé des passages d'un autre temps. La guerre était passée par là, branches et troncs d'arbres jonchaient le sol, caillasse de partout, et cette foutue boue collée à nos  semelles. A un moment donné on s'est crue être dans le GIGN : on rampait comme des morpions sur les slips de soldats. On s’agrippait comme on pouvait, la sueur dégoulinait sur nos fronts, nos tee-shirts trempés, ce qui provoquait un attroupement de mouches, alléchées par nos muscs de mâles en rut.( je conseille aux esprits mal tournés de se rapprocher du dico )

Bref, la misère totale, 8 heures de marche dans nos pattes. On monte, on descend, on remonte, crotte on n'est pas des ascenseurs.Trop c’est trop, quelques âmes fourbues décident de demander que l'on retourne au bus. On appelle Patrice, et Séraphine, et de nos yeux de poissons rouge leur demandons grâce. Touché par notre état de grande asthénie, flapi qu'on était, ils décident de rebrousser chemin.
Et là nous entamons une procession funéraire, pour cette fameuse lunette disparue.
Le silence est lourd et assourdissant , notre chagrin est grand, Oui messieurs-dames, je vous pose la question, on enterre qui ??????????????? Une journée à la recherche de la lunette qui entre temps s'est mise à la page et porte des lentilles et tout ça nous a laissé dans le flou.

Je rêve d'être écrasée dans mon sofa en sirotant un bon whisky et regardant la série débilosse des marseillais, le bonheur.

Photos de François Gilanton - groupe 1


Photos d'Anne Persillon - groupe 4 


Photos de Patrice Amiel – Groupe 2
Groupe 2

La fameuse Lunette !

12/06/2018 : Bauges - Croix d'Allant et Plan de la Limace

Photos de Gérard Ducey - groupe 2

Groupe 2
Pique-nique du groupe 2

Texte de Nora Villiot - groupe 3

Ah, comme les mardis ne se ressemblent pas, et c'est tant mieux, parce que je ne ferais pas ça toutes les semaines. Sortie du bus, je cherche ma Denise, je beugle (oui, je fais référence à mes sœurs qui sont déjà au travail en train de ruminer) Denise, Denise, quand même tu es là, je te cherche de partout.
Sourire aux lèvres, elle lève les yeux vers moi, tu vois je suis là. OUF.
La bande à Denise hisse les voiles, et se laisse guider sous les vents.
On compte 9 dont UN HOMME. Je décide d'inverser la règle grammaticale, le Féminin l'emportera sur le masculin, non mais. Il est bon de se retrouver en comité réduit. Nous avons la chance d'avoir un guide vocal, MICHÈLE, oui cette fille est habitée par une passion qui est la montagne. Je pense que c'est elle qui a créé le slogan" La MONTAGNE CA VOUS GAGNE"
Nous arrivons à la croix d’Allant à pas confondre avec l'autre le concurrent, si vous voyez ce que je veux dire, mais chuttttttttttttt. Nous visitons la fromagerie, et au bout d'un moment on voit arriver le groupe quatre, quelle surprise. Édouard a su les bercer, ou alors il y a des grosses feignasses qui veulent hiberner dans le groupe. Mesdames, ARMSTRONG, vous l'a bien dit, un petit pas dans les Bauges et c'est l'humanité astasienne qui grandit 
Et pour terminer, une citation de DEVOS : mon pied droit est jaloux de mon pied gauche
Quand l'un avance, l'autre veut le dépasser.
Et moi, comme un imbécile je marche.

Photos de François Gilanton - groupe 1
Pique-nique du groupe 1

La brume n'est pas loin ...

Le groupe 1 à la Croix d'Allant
Texte de Gisèle Rigal - groupe 4, photos d'Anne Persillon - groupe 4 
Massif des Bauges
Ce massif, dans les Alpes est limité d'un côté, à l'ouest par les plaines de Chambéry et d'Albens. Au nord, par le lac d'Annecy et la vallée de Faverges. A l'est et au sud par l'Isère et son affluant, l'Arly.

Le Nivolet, le Revard, le Semnoz se dressent sans rivaux au-dessus des plaines, leurs escarpements rocheux sont bien au-dessus des sapins et des pâturages.
A l'est et au sud, les cimes de l'Arclusaz, la belle Etoile et la Dent de Cons s'élèvent majestueuses et d'apparence inaccessibles...
Trajet, Grenoble Jarsy sans difficulté. On laisse l'autoroute. Le car roule et grimpe, remonte la vallée, passe au-dessus des villages. La montagne s'écarte et nous laisse passer. Rampes, lacets, dépressions à travers les vignes, les prés et les bois nous donnent le vertige. Alors regarder à travers les vitres, tout en haut les sommets défendus par une ceinture rocheuse paraissent inaccessibles.
Fin de notre route en car. C'est à pied que l'on continue. Un charmant chemin dominé par les forêts, bouquets de bois s'éclairent souvent de paillettes d'or du soleil qui semble à l'affût.
C'est Édouard qui nous mène, doucement. Pas de cœur battant dans la gorge à cause qu'il irait trop vite. Michel a un point de côté, mais rien de méchant, il connaît. Pourquoi ce besoin de plus en plus présent de se sentir vivants, pourquoi vouloir débusquer sur chacun des visages un sourire, du bien-être. Pourquoi, on le sait bien.
Arrivés à Précherel, à l'unanimité on décide d'aller jusqu'à la Croix d'Allant. La brume est au rendez-vous mais l'herbe foisonnante et fleurie et les vaches à l'estive se remplissant la panse aussi. Tout est à sa place paisiblement. On redescend un peu, quelques-uns d'entre nous achètent du fromage dans une laiterie puis on trouve un coin au soleil pour pique-niquer. On a tout le temps nécessaire pour admirer les paysages, nos regards traversent splendeurs, fureurs de ce qu'a été l'hiver. Face à nous dans un labyrinthe vertigineux est descendue des sommets une avalanche. On imagine difficilement le froid qui hantent bêtes et hommes, une vie pleine de bruits, de lutte pour la vie, de mort peut être, d'amour et de silence. On prend le chemin du retour, on redescend dans l'étroite et pittoresque trouée de lumière. Tout nous parait merveilleux puisqu'il faut le quitter, l'abandonner. Loin, l'orage roule sa bosse, on voudrait activer le pas, arriver avant la pluie mais non elle nous prend de court alors qu'on est presque arrivés. Mais, quelle chance, on a le temps de s'abriter sous l'avancée d'un toit qui en a vu d'autre.
Merci à tous nos animateurs, à Édouard pour cette fringante randonnée qui plaide une fois de plus pour le partage et la belle entente.

Le groupe 4 à la Croix d'Allant

Le car Philibert nous attend au pied de l'église



5/06/2018 - Rocher de la Drayette - Massegres - Drôme

Texte d'Edouard Disdichian - Groupe 1
Le Vercors nous a semblé être géographiquement du coté des tropiques tellement l'atmosphère semblait étouffante et humide. 
Alors l'autre qui répond, atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?
C'est un drôle de bled, le Vercors. Les randonneurs qui sortent de Grenoble, et des environs et qui marchent  à cause qu'il faut faire quelque chose, on devrait les virer ! 
Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? 
Puisque c’est ça, vas-y tout seul aux Rochers de la Drayette, bonne transpire et bonne atmosphère !
Bon, blague à part, c’était une belle randonnée, on est pas des quand même, il y avait une belle montée et une belle descente, donc un bel équilibre. Certains ont même rallongé, estimant la randonnée trop courte.
Nous sommes rentrés avec de belles images en mémoire, à refaire avec un peu plus de lumière, pour la beauté du paysage, qui s'est rarement dévoilé aujourd'hui.

Texte de Nora Villiot - Groupe 2
Lettre à Giselle
Houlala Gisèle, ce que ton absence a provoqué ce Mardi matin dans le bus, je ne te raconte pas, 
si raconte, m'envoie-t'elle par transmission, bon allez je me lance.
Donc dans le bus Marie-Pierre prenant ta charge, se met à compter, et elle compte, aucun résultat.
Se greffe au comptage notre HONORE responsable, qui, lui, a pris l'allée du bus pour la salle des pas perdus, ho cool on n'est pas au tribunal, mais au  fait  qui cherche-t'on?????
Josette rentre en scène, alors là, c'est le bouquet garni, la pauvre plus elle comptait, et comptait, moins elle trouvait, au fur et à mesure les chiffres disparaissaient de sa mémoire, étonnant non ?
Denise leur fait signe, il se mettent en cercle, commence un conciliabule. Au purge, ils vont nous élire un pape, attendons-nous à la fumée blanche.
Tout à coup le roi Pic lève les bras, c'est fait on l'a eu, mais qui bon sang me dis-je.
Marie-Pierre rayonnante  lève la fiche et s'écrie il est là, je l'ai trouvé. Le compte est bon  l'absent est rentré par la troisième dimension, c'est margé, reparti dans ses occupations, OUF on peut descendre pour entamer notre rando. 
Gisèle tu as encore du temps pour que je poursuive mon récit ou non, Oui, bien c'est toi qui l'aura voulu, ça a été une journée de dingues, écoute bien.

Georges équipé moitié à l’ancienne carte au cou, et de l'autre côté son application, on est sûr de ne pas se perdre. Direction Rocher de la Drayette (Non je ne ferai pas de jeu de mot) On pénètre dans une jungle, l'air est en hygrométrie maximum, plus on s'enfonce et plus on transpire.On avait l'impression qu'on avait transporté avec nous le sauna, une horreur. Le danger est permanent, au détour du chemin on peut heurter une branche apparue de nulle part, glisser sur une pierre mouillée ou encore s'envoyer en l'air sur une plaque de boue.
Au loin on entend des voix, c'est le groupe un, ROBERT leur a fait une Échappée Belle. Un soulèvement des seconds couteaux concernant la destination, voilà qu'un sort la carte, l’autre le compas, l'autre la boussole, une chienlit pas possible.
J'ai  oublié de te dire, en chemin on trouve un écriteau et sur cet écriteau que lit-on ?
Chemin DE LA DROGUE, hallucinant non, ce qui est stupéfiant, c'est qu’après l’alcool, on nous sert les paradis artificiels, mais nous on n’est pas de cet acabit .

Je te quitte et l'ensemble des copains te font de grosses bises et te disons à très vite.

Photos de François Gilanton - Groupe 2

Arrivée du groupe 4
Photos de Monique - Groupe 4
Pique-nique du groupe 4
Photos de Maryse Chenal - Groupe 3


Photos de Marie-Chantal Arnaud Goddet – Groupe 1
Groupe 1
Photos de Patrice Amiel – Groupe 2
Groupe 2 derrière Georges

Groupe 2 dans la grimpette



29/05/2018 : Matheysine - Le Sénépy


Texte de Nora Villiot - Groupe 2

MATHEYSINE VOYAGES bonjourrrrrrrrrrrrrrrrrr

Dans le car, tous sont prêts pour la conquête du TABOR 2389 dans le massif du Taillefer.
Le responsable d'agence VITO, paré de son bandana, nous annonce que le TABOR c'est fini, pas de sortie, trop dangereux. Cet homme est prudent, il ne veut pas de perte d'hommes et surtout pas de concurrence avec la faucheuse qui rode déjà sur les têtes en, attendant l'heure. 
TABOR c'est fini et dire que c'était l'endroit où je voulais aller.
Alors il nous sort son plan B, qu'est le SENEPY, et moi j'entends GÉNÉPI 40°,
Alors là non, deux mardis de vinasse, et voilà que l'on sombre dans l’alcool fort, je ne veux pas être dans un bocal, je refuse la  conservation. Ma douce voisine Marie Claude, me dit que je m'égare et que ce n'est pas le Génépi, mais SENEPY, ha bon  OK je m'incline.
OUPS, les auditeurs ont été retournés comme des crêpes, et contrairement à l’équipe de France en AFRIQUE DU SUD en 2010 qui a fait grève,  restée dans le bus,  nous, on a écouté notre coach VITO. Et hop, tous dehors.
 DIRECTION  SENEPY. 
On a marché, pris des chemins, foulé des champs aux herbes hautes, tels les pèlerins. En guise de croix, on avait nos sacs à dos. Quelle galère.
On a pris une autoroute qui n'en finissait pas. Je maugrée sur cette voie royale .
Mais heureusement mon pote PAUL est derrière moi, pour me soutenir et me dire, Résistes il faut que tu réussisses, le mont n'est pas très loin, retiens toi et persistes.
 SENEPY, ma délivrance, et comme me chuchote PAUL  notre souffrance, quelle  souffrance effacée devant tant de beauté.
Vive la Matheysine et vive VITO, et comme dirait l'autre PAPAGALLI "on n’est pas des quand même"


Le groupe 2 - Photo de Gérard Ducey

Le groupe 2 - Photo de Gérard Ducey

Groupe 1

Photo de Marie-Chantal Arnaud-Goddet

Photo de Marie-Chantal Arnaud-Goddet
Photo de Yves Odasso


Texte de Giselle Rigal et photos de Jean-Jacques Saharoff - Groupe 3


Jour où on sort

Jour nouveau. On a jamais autant regardé le ciel. On y va. Où? On ne sait pas encore. On prend les copains à Champ. Vito qui organise la randonnée ne sait toujours pas où nous amener, suspense...Le Tabor, non, il est recouvert de neige. Saint Honoré, la Pierre Percée, peut être. Le Sénépy, j'aimerais tant. On monte par le Monteynard et Vito, du coin, sait qu'en sortant du village il verra si le ciel a dégagé toute sa brume accumulée sur les sommets depuis des jours, la pluie, les nuages menaçants. Je vous fais lambiner comme il a fait. Avant le petit promontoire, ce jour de mai, regardant la mer des champs si verte, les nuages que je veux minuscules, au loin, les petites collines mauves et rousses des nouvelles herbes, les rochers si bleus, on se demande ce qui nous attend, on... Bingo! C’est gagné, Sénépi. Les uns et deux partiront de la Mure. Les trois et quatre des Signaraux.
Le soleil plane sur nos têtes et pas lui seulement, les alouettes. Le sentier est doux et la montagne à portée de la main. On longe les bois Duyat, on grimpe la côte Fouillouse pour atteindre le col du Sénépy. On voulait voir les fleurs? On voit des fleurs à foison. Narcisses enivrants. Gentianes, orchidées, anémones se pavanent langoureusement rivalisant d'élégances. Ce que nous savons voir d'elles n'est que le côté séducteur, esthétique. Les imaginer, comme nous le ferions de nous, la tête enfoncée dans le sol ne montrant que nos fesses, me fait rire toute seule...ce qui nous rapproche d'elles? Le mouvement. Elles ont des racines, et nous des neurones et des jambes...en bas! Assez rêvassé, faut pas traîner. Mais pas non plus passer à côté comme si de rien n'était car de toutes les merveilles du monde la plus merveilleuse c'est qu'on croit que la prochaine fois qu'on voudra les voir, on sera là et elles aussi. Alors les regarder. Les tenir à bras le corps, porter leur fraîcheur, les étreindre corps à corps et même rester sans voix. Regarder la terre et les fleurs à son corsage et tant de couleurs sur son front et de robes vertes, elle a tant de visages la terre.
On aperçoit au loin une énorme tâche bleue, étalée. On se demande quel lac cela peut être. Hop, un smartphone, Le Sautet, dit Jean Jacques. Il y a de l'eau sur les flancs de la terre, les croupes de ses collines, et l'eau de tout un tas de rivières. On continue pour atteindre le sommet. Vue à 360 ° mais décision de se protéger du vent et de pique-niquer dans un trou! Je serais bien allée avec Roland un peu plus loin, un peu plus haut faire face à la longue chaîne de montagnes qui part de Die jusqu'à Sassenage...D'ici, on voit le Grand Veymont et le Mont Aiguille. Bizarre cette colonne rectangulaire isolée de toute part. D'ici, on voit arriver avec joie  les uns après les autres les autres groupes.
Puis on repart à travers les prairies de la montagne sans voir ni hameaux, ni granges, ni vaches. Tout l'espace, un temps est pour les fleurs. En amorçant la descente on traverse des pâturages, on piétine les hautes herbes, des mottes de terre, la sauge, le chiendent, le trèfle, les pissenlits toutes les plantes odorantes. En voyant les arbres, les pommiers et les oiseaux dans leurs branches, l'herbe à leur pied et le ciel par-dessus qui mène les saisons j'ai eu le cœur serré. Où sont les branches nouvelles et les racines et ses graines échappées ? Et mes orteils écrasés et les chemins où on a marché et nos paroles qui les a emportées...Déjà, il faut rentrer.
Merci Vito. On t'a fait faire quelques cheveux blancs cette semaine, t’inquiète ça te va comme un gant!

Merci à tous de votre agréable compagnie.

Pause banane du Groupe 3

Le groupe 3 s'oriente et prend des photos

Photos de Monique - Groupe 4
Un groupe chemine sur le Senepy

Groupe 4



22/05/2018 : Dévoluy - Col de Navitte, Crête des Glaisettes

Texte de Nora Villiot - Groupe 2
La palme d 'or pour la production revient à Adrien BERTON, producteur qui a pensé, réalisé cette merveille dans le DÉVOLUY.
La palme d'or pour la réalisation, scénario, est attribuée à Alain LE GUYADER pour sa mise en scène, BÂTONS AUX PIEDS. Alain est l'ALMODOVAR DE L'ASTA ; Il nous a fait ramper, accrocher aux branches, les pieds lourds par la boue, il nous a demandé de traverser les CHUTES VICTORIA ( OUI c'est vrai ) et même que nos partenaires nous attendaient gentiment de l'autre côté de la rive pour nous tendre la main et éviter de tomber. Oui tomber c'est être mouillées et nous les filles on ne voulait pas mouiller notre culotte. De plus les pierres étaient tellement polies nous ne voulions pas faire de faux pas.
Quant au scénario du vrai AUDIARD, allez je vous jette quelques phrases, attention, c'est du lourd.
VITO lance cette réplique, alors que ses compagnons enjambaient un fil barbelé, Hé les gars attention aux bourses, ou alors pause pipi, pause banane, on se déshabille, Hé on se calme c'est un film porno ou quoi, mais non ce n'est que le haut qu'il faut enlever, mardi, ce sera le bas.
Enfin pour la pause il a réservé une table au col des Prêtres, digne des plus grandes tables étoilées : vue imprenable, majestueuse, déclinaison de couleurs, tapis de vert, rouge, bleu blanc.
Le repas fut délicieux normal, nous étions en compagnie de bonnes personnes, dégageant des énergies positives, dans un environnement paradisiaque .
Allez bon film c'est gratuit.


Texte et photo de Giselle Rigal - Groupe 4
Grand bien nous a fait
On ne parle pas seulement de faire un pique-nique, on apporte la salade de pommes de terre ou le saucisson, assis dans une prairie avec en face les montagnes chapeautées de blanc neigeux... La vie ne peut pas nous apporter mieux. Et régulièrement on fait le tour de la question...même si Mimi, Hélène et d'autres rêvent devant leur grand écran de princesse et de prince, pas besoin de gamberger tout est là sous nos yeux, sur notre terre. Notre gros caillou rond tiédi par le soleil, recouvert de merveilles, de vastes nappes d'eau à frémir, entouré par une belle couche de ciel. On veut y vivre et pas sur un autre. Combien de temps au rythme où il se réchauffe? Oui, mais comment ne pas prendre l'avion et se "faire la Thaïlande" pour un oui, pour un non, les bagnoles, les centrales, les usines, les engrais, vaches, cochons qui pètent à tout-va et vomissent des tonnes de gaz dans la petite couche d'air qui se transforme en loupe. CA chauffe ! Vous riez, vous vous taisez. Je vous bassine je le sais...Tant pis, on aura toute la journée pour se rabibocher.
On part de Lus La Croix Haute, derrière Michèle qui nous mène aujourd'hui. Lus à l'origine serait le nom d'un Gaulois, Luns, Lunis...qui occupait les lieux. Pas difficile d'imaginer cette époque tant la nature à cet endroit semble protégée. Ce qu'on a vu d'humains_ la route où passent des bolides à toute berzingue_ et un chevreuil heurté dans le fossé, mais plus haut, d'énormes bâtisses presque aveugles tant les fenêtres sont minuscules dans l'immensité des murs. Encore plus haut, une bergerie et des patous collés aux moutons parqués.
En bas, des prairies chatoyantes de jade et d'or, bleus profonds, ivoire, narcisses, gentianes désirantes. Des cours d'eau secoués par les tourbillons des derniers orages. Regarder les pierres, suivre des yeux l'impétueux courant filant comme une flèche, un moment au bord du pré, du bout de l'herbe. Tel un œil morne, avant que nos ombres s'allongent, le ciel d'abord pâle dans la naissante chaleur s'effiloche en spirales laiteuses. On monte, on regarde au loin quand il y a une trouée, la terre et ses vallonnements, on marche, on va. Qui montera le plus haut des autres groupes, qui marchera sur le ciel ?
Faire un pas, c'est le premier qui coûte, après les autres on ne les compte plus.
Le dernier non plus, quand il faudra lever le pied et marcher tranquillement dans le chemin des habitudes.
Pour le moment on marche, c'est la montagne, un peu plus haut on se fait une grimpette à nous couper le souffle jusqu'au Col de Lus et après un petit replat une descente d'enfer ! On danse entre les pierres, prudemment ou comme des fous, à reculons ou de côté, en biais, à croupeton, à cloche-pied, plus à saute- moutons, fini ce temps-là. Après le pique-nique rebelote, on s'enfonce dans des verts, de tous les verts dans une belle forêt de pins noueux et vieux et des arbres aux pieds d'éléphants majestueux. Quand on en sort, on est sur un balcon, les bleus du printemps nous aveuglent, au loin des rubans folâtres s'accrochent aux arêtes des montagnes tandis que les pics restent voilés de brume. On redescend, direction Col de Grimone. Le retour se fait mollement, des quatre bords de l'horizon on laisse les nuages, en bandes, se faire plaisir et nous balancer quelques gouttes. Trop tard, on est dans le car. Merci Adrien et à tous les copains.

Le groupe 4 derrière Michelle

Photos de Marie-Rose Charlot - Groupe 4

Le groupe 4 au col de Lus



Le groupe 4 sur le sentier balcon

Photos de Christiane Despesse - Groupe 4
Le groupe 4

Pique-nique du groupe 4
Photos d'Anne Persillon - Groupe 3

Le groupe 3
Photos de Patrice Amiel (voir son site) - Groupe 2
Le groupe 2

Passage délicat !